Début le 14 octobre des pourparlers avec le Liban sur les frontières
Rechercher

Début le 14 octobre des pourparlers avec le Liban sur les frontières

La démarcation des frontières maritimes entre les deux pays, toujours théoriquement en guerre, est liée aux projets d'exploration d'hydrocarbures en Méditerranée orientale

Des agriculteurs dans la plaine de Marjayou, aux abords du village libanais de Khlam, en face de la ville israélienne de Metula, le long de la frontière, le 26 août 2019. (Crédit : Mahmoud ZAYYAT / AFP)
Des agriculteurs dans la plaine de Marjayou, aux abords du village libanais de Khlam, en face de la ville israélienne de Metula, le long de la frontière, le 26 août 2019. (Crédit : Mahmoud ZAYYAT / AFP)

Les pourparlers sur la démarcation des frontières maritimes entre Israël et le Liban débuteront le 14 octobre, a indiqué jeudi le gouvernement israélien en dévoilant la composition de son équipe pour ces négociations sous l’égide de l’ONU.

Le 1er octobre, les autorités israéliennes et libanaises ont annoncé des discussions à venir sur leurs frontières maritimes en Méditerranée, un accord aussitôt qualifié « d’historique » par les Etats-Unis.

Le secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Moyen-Orient, David Schenker, avait précisé que les discussions débuteraient la semaine du 12 octobre.

Dans un communiqué, le ministre israélien de l’Energie Yuval Steinitz a indiqué que les pourparlers débuteraient le « 14 octobre à la base de la Finul (Mission intérimaire de l’ONU au Liban) » à Naqoura, localité du sud du Liban située près de la frontière israélienne.

La délégation israélienne sera composée de six membres dont Udi Adiri, directeur général du ministère de l’Energie, Reuven Azar, un conseiller diplomatique du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le général de bridage Oren Setter, chef de la direction des Affaires stratégiques de l’armée.

La démarcation des frontières maritimes entre les deux pays, toujours théoriquement en guerre, est liée aux projets d’exploration d’hydrocarbures en Méditerranée orientale.

Les voitures de la police militaire des Forces intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) franchissent une barrière de séparation en béton entre le village de Kfar Kila, situé dans le sud du Liban, et Israël, à la frontière entre les deux pays, le 4 décembre 2018. (Crédit : Ali Dia / AFP)

Les deux parties « ont intérêt à négocier calmement sans qu’il n’y ait d’incidents à la frontière », a déclaré récemment le général de brigade israélien Assaf Orion, alors que la frontière terrestre a été le théâtre ces derniers mois d’incidents sécuritaires.

« Je crains toutefois que le Hezbollah (…) tente de frapper alors que ses partenaires politiques (libanais) aillent de l’avant avec ces pourparlers », a-t-il ajouté devant des journalistes.

Le mouvement terroriste du Hezbollah, ennemi juré d’Israël et poids lourd de la politique libanaise, a estimé que ces pourparlers ne représentaient ni une « réconciliation » ni une « normalisation » avec l’Etat hébreu.

Israël a signé en septembre des accords de normalisation de ses relations avec les Emirats arabes unis et Bahreïn, deux pays du Golfe avec lesquels il ne partage pas de frontières.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...