Décès de Dario Gabbai, Juif grec, l’un des derniers survivants Sonderkommandos
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Décès de Dario Gabbai, Juif grec, l’un des derniers survivants Sonderkommandos

L'homme a perdu une grande partie de sa famille dans la Shoah – seuls lui, son frère et deux cousins ont été épargnés par la sélection à leur arrivée à Auschwitz

Dario Gabbai. (Crédit : Auschwitz Memorial / Twitter)
Dario Gabbai. (Crédit : Auschwitz Memorial / Twitter)

Ce dimanche, le musée et mémorial d’Auschwitz a rapporté sur Twitter le décès de Dario Gabbai, Juif grec, survivant de la Shoah.

L’homme, âgé de 97 ans, était l’un des derniers survivants des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau. Lors de son internement, il appartenait ainsi à un groupe de prisonniers juifs préposés aux chambres à gaz et aux crématoires, forcés de faciliter le processus d’extermination et d’incinération des déportés.

Né en 1922 à Thessalonique d’une mère grecque et d’un père italien, David Dario Gabbai, athlète et clarinettiste, se préparait à étudier la médecine en Italie en 1938, avant d’en être empêché par les lois anti-juives de l’Italie fasciste. Il a été déporté en mars 1944.

Il a participé à la crémation de centaines de milliers de Juifs hongrois déportés durant les printemps et été 1944. Il a perdu une grande partie de sa famille dans la Shoah – seuls lui, son frère et deux cousins ont été épargnés par la sélection à leur arrivée dans le camp. Alors que la plupart des Sonderkommandos ont été assassinés par les nazis, Dario Gabbai et ses cousins ont survécu.

Il est resté détenu à Auschwitz jusqu’à la libération du camp en 1945. Dario Gabbai s’est installé aux Etats-Unis à la fin de la guerre et est devenu un témoin de la Shoah, témoignant sans relâche de sa terrible expérience, notamment dans les documentaires « Auschwitz – The Final Witness » de Sky pour Channel 5, « Auschwitz: The Nazis and the ‘Final Solution’ » de la BBC, et « The Last Days », Oscar du meilleur film documentaire, de James Moll et Steven Spielberg.

« Dario n’a jamais voulu se venger des responsables de l’Holocauste. Il a estimé qu’il était plus efficace d’entamer un dialogue de respect afin de prévenir la discrimination et le génocide, et afin de promouvoir la compréhension entre les peuples », écrit de lui l’USC Shoah Foundation.

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