Décès de Gabriel Tamman, homme d’affaires suisse et philanthrope proche d’Israël
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Décès de Gabriel Tamman, homme d’affaires suisse et philanthrope proche d’Israël

Le président Isaac Herzog a salué "un philanthrope aux proportions extraordinaires, un ami proche et engagé de l'État d'Israël, un pionnier et un homme d'affaires remarquable"

Gabriel Tamman. (Autorisation)
Gabriel Tamman. (Autorisation)

Gabriel Tamman, ancien chef d’entreprises, homme d’affaires suisse et philanthrope proche d’Israël, est décédé le 19 juillet dernier à Zurich. Il était âgé de 89 ans.

Né en 1932 dans une famille large et modeste d’Alexandrie, en Egypte, M. Tamman a grandi entre Khartoum, au Soudan, et Le Caire.

Il a démarré sa carrière en chassant les crocodiles et en vendant des peaux en France à de grandes maisons de créateurs, et a aidé les Juifs égyptiens à migrer en Israël.

Il a ensuite développé ses affaires en Afrique de l’Ouest avant de s’établir en Suisse avec sa femme Lina, où il est devenu une figure de la communauté juive, créant des groupes de jeunes et « instillant un sentiment de fraternité entre les Juifs de différentes origines qui avaient choisi de vivre en Suisse », selon ses proches. Pendant plusieurs années, il a été président de la communauté juive de Genève.

Dans le même temps, M. Tamman a travaillé dans le commerce de navires, a construit un empire immobilier dans toute l’Europe et s’est engagé dans des activités philanthropiques, notamment aux côtés du Jewish Joint Distribution Committee, plus grande organisation humanitaire juive au monde.

Il a aussi financé l’unité de recherche cardiovasculaire Tamman au Centre médical Chaim Sheba en Israël et a établi la Fondation de bienfaisance Gabriel Tamman à Genève, qui soutient de nombreuses institutions à Genève, notamment les pôles de cardiologie, oncologie, neurologie et urologie aux Hôpitaux universitaires de Genève ainsi qu’un certain nombre d’ONG suisses.

Durant les derniers mois de sa vie, Gabriel Tamman a travaillé sur un ouvrage intitulé Exodus Too (en anglais), à mi-chemin entre un mémoire et une étude académique des Juifs d’Égypte (il est également l’auteur de deux romans, inspirés de sa propre histoire, Talisman et Raphael). La sortie de son dernier ouvrage est prévue le 21 septembre chez l’éditeur Vallentine Mitchell.

Dans une lettre adressée à la famille, le président israélien Isaac Herzog a salué « un philanthrope aux proportions extraordinaires, un ami proche et engagé de l’État d’Israël, un pionnier et un homme d’affaires remarquable, un partisan inflexible de l’éducation et un défenseur des générations futures ».

Le président a également voulu souligné « l’humilité, l’œil bienveillant, le lien juif profond, la vision et l’intégrité » de Gabriel Tamman.

La famille Tamman décrit son patriarche comme « un homme charismatique qui avait une vision, de l’entregent, de l’humour et qui a fait don de sa générosité aux quatre coins de la planète. Une inspiration pour les jeunes de notre époque ».

« Dans sa vie personnelle, dans sa vie professionnelle et dans son activisme, Gabriel était un homme de paix et un négociateur de haut vol qui mettait expérience et connaissances à profit pour réunir et réconcilier les hommes et régler les différends au sein de sa communauté », a ajouté la famille. « Gabriel était un homme aux mille facettes, brillant, au grand cœur, assoiffé de nouvelles expériences et de connaissances. Des qualités qui l’ont accompagné jusqu’à la fin de son existence. »

Gabriel Tamman laisse derrière lui sa femme Lina et leurs trois fils : Salomon, David et Joseph.

Glenn Cloarec a contribué à cet article.

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