Décès de Morsi : l’ONU demande une enquête « indépendante »
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Décès de Morsi : l’ONU demande une enquête « indépendante »

"Des inquiétudes" avaient été soulevées au sujet de conditions de détention et de l'accès à des soins médicaux pendant la détention du président égyptien déchu

Le président égyptien déchu Mohamed Morsi, lors d'une rencontre avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en mai 2013. (Crédit : département d'Etat américain/domaine public/Wikimedia Commons)
Le président égyptien déchu Mohamed Morsi, lors d'une rencontre avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en mai 2013. (Crédit : département d'Etat américain/domaine public/Wikimedia Commons)

Le bureau des droits de l’Homme de l’ONU a réclamé mardi une enquête « minutieuse et indépendante » après la mort en plein tribunal du président égyptien déchu Mohamed Morsi, qui était détenu depuis près de six ans.

« Toute mort soudaine en prison doit être suivie d’une enquête rapide, impartiale, minutieuse et transparente menée par un organe indépendant afin de faire la lumière sur la cause du décès », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

« Comme l’ancien président Mohammed Morsi était détenu par les autorités égyptienne au moment de sa mort, l’Etat a la responsabilité de s’assurer qu’il était traité humainement et que son droit à rester en vie et à être soigné a été respecté », a-t-il rappelé.

Le porte-parole a toutefois souligné que « des inquiétudes » avaient été soulevées au sujet de ses conditions de détention et de son accès à des soins médicaux pendant sa détention.

En mars 2018, une commission britannique indépendante, dirigée par le député conservateur Crispin Blunt, avait dénoncé le maintien à l’isolement 23 heures par jour de l’ex-président, qui souffrait d’antécédents diabétiques et d’insuffisance rénale.

« L’enquête devra en conséquence prendre en compte aussi tous les aspects du traitement infligé par les autorités à M. Morsi pour vérifier si les conditions de sa détention ont eu un impact sur sa mort », a relevé M. Colville.

Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International et Human Rights Watch (HRW), ainsi que le député Crispin Blunt, ont également réclamé une enquête « indépendante » sur la mort de l’islamiste de 67 ans.

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