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Découverte d’une possible signature du vivant sur Mars : Une astrobiologiste réagit

Pour la docteure israélienne, Reut Sorek Abramovich, la découverte de signal carbone par la NASA nécessite "des recherches minutieuses" de la part d'un vol habité de préférence

Le rover Curiosity sur la crête Vera Rubin Ridge, sur Mars. (Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS via AP)
Le rover Curiosity sur la crête Vera Rubin Ridge, sur Mars. (Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS via AP)

Une astrobiologiste israélienne a indiqué que les informations récentes portant sur la découverte potentielle de signaux attestant d’une vie passée sur Mars l’intriguaient, mais qu’il faudrait davantage de recherches supplémentaires pour confirmer cette possibilité.

La semaine dernière, la NASA a révélé que son rover Curiosity avait découvert des échantillons de roche « riches d’un type de carbone qui, sur Terre, est associé aux processus biologiques ».

« Sur Terre, les processus qui seraient susceptibles de produire le signal carbone que nous avons détecté sur Mars sont biologiques », a indiqué Christopher House, scientifique au Penn State qui dirige l’étude sur les trouvailles du rover Curiosity. « Nous devons comprendre maintenant si cette même explication s’applique pour Mars ou s’il y en a d’autres, parce que Mars est une planète très différente ».

Suite à cette découverte, la docteure Reut Sorek Abramovich, astrobiologiste israélienne a déclaré à l’Agence spatiale israélienne que si les trouvailles récentes pouvaient représenter une avancée significative, il était prématuré d’en tirer des conclusions trop larges.

« Cette découverte est assurément intéressante et innovante mais si Mars nous a appris quelque chose, c’est qu’il ne faut pas trop rapidement tirer des conclusions », a-t-elle déclaré.

« C’est une planète qui nous oblige constamment à nous remettre en cause et à trouver des explications physiques pour des phénomènes qui, s’ils se produisaient sur Terre, pourraient facilement être expliqués par le biais de processus biologiques », a-t-elle ajouté. « Et donc, même si cette découverte importante pourrait indiquer l’existence d’une vie sur Mars dans le passé, il est déterminant de ramener encore des échantillons ou – mieux que cela – de lancer une mission habitée qui effectuera des recherches approfondies et minutieuses » à ce sujet.

Photo prise par le rover Curiosity le 7 août 2014, montrant des signaux sédimentaires d’un possible fond de lac martien. (Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Les scientifiques reconnaissent que des vaisseaux spatiaux plus puissants – avec, idéalement, des morceaux de roc ramenés sur Terre – sont indispensables pour prouver si des organismes minuscules, comme les bactéries, ont existé sur la planète Rouge à un moment ou à un autre.

Les scientifiques recherchent des molécules organiques sur Mars depuis le programme Viking, en 1976. Les deux engins américains étaient revenus largement vides.

Arrivé sur Mars en 2012 avec des outils de forage et ses propres laboratoires, Curiosity a confirmé la présence d’organismes dans les pierres en 2013 mais les molécules découvertes n’étaient pas ce à quoi s’attendaient les scientifiques, qui sont restés depuis dans l’expectative.

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