Découvrez Tel Aviv, de A à Z
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Découvrez Tel Aviv, de A à Z

Un ouvrage écrit par la journaliste Rebecca Benhamou permet de comprendre tous les concepts inhérents à cette ville d'exception

L'ancienne mairie de Tel Aviv sur la rue Bialik (Crédit : Shmuel Bar-Am)
L'ancienne mairie de Tel Aviv sur la rue Bialik (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Tel Aviv est source d’espoir et d’inspiration mais aussi l’endroit de tous les excès. Tel Aviv est complexe et afin de mieux la comprendre la journaliste Rebecca Benhamou sort un Dictionnaire insolite de Tel Aviv.

Ce livre a été publié le 13 novembre et est disponible en librairie et en vente en ligne.

Rebacca Benhamou est journaliste, elle écrit notamment pour l’Express, L’Obs, Marie Claire et le Times of Israel. Après avoir vécu à Paris et à Londres, elle a tenté l’expérience grisante de Tel Aviv.

Tel Aviv est « laïque, insolente, outrancière » selon les termes de Rebecca Benhamou, « elle ne séduit pas par sa beauté mais plutôt par son sens de l’anarchie, » confie-t-elle.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce livre ?

J’ai habité près d’un an à Tel-Aviv, où j’ai travaillé en tant que journaliste pour la presse écrite et la télévision.

Grâce à mon métier, j’ai rencontré des personnes tous azimuts et sillonné le pays de long en large.

Je m’y étais déjà rendue de nombreuses fois auparavant, mais je suis tombée amoureuse de cette ville le jour où j’y ai posé mes valises. Tel Aviv m’a fait l’effet d’une claque. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu écrire ce livre. Son ouverture d’esprit, son dynamisme, son côté outrancier, son culte du corps, sa mentalité…

Le résultat est une sorte d’anarchie séduisante, de fureur de vivre quasi-addictive. Tel Aviv a l’art de déclencher des réactions épidermiques : soit on l’aime à la folie, soit on la déteste. Parfois les deux en même temps !

Couverture du livre "Dictionnaire insolite de Tel Aviv" de Rebecca Benhamou
Couverture du livre « Dictionnaire insolite de Tel Aviv » de Rebecca Benhamou

Pourquoi avoir choisi la forme d’un Dictionnaire Insolite ?

Cette collection correspondait parfaitement à l’idée que je me faisais de Tel Aviv. Les éditions Cosmopole m’ont demandée de trouver une centaine de mots pour représenter la ville, dans tout ce qu’elle a de plus surprenant, d’inattendu et d’incongru. Et d’écrire un chapitre pour chaque entrée. Au total, ce projet m’a pris un an.

Quand je pense à Tel Aviv, je m’imagine les photos d’Alex Levac, les peintures murales de Rami Meiri, la poésie de Nitzan Mintz su les murs de Florentine, les nouvelles d’Etgar Keret, la colline antique de Jaffa, ou encore le Loubavitch qui arpente la ville en moto avec un drapeau annonçant l’arrivée imminente du messie…

Ce livre m’a permis de rassembler toutes ces images et de leur donner un sens, une cohésion. Par ailleurs, j’avais envie de montrer que cette ville ne se résume pas à ses 14 kilomètres de bord de mer, qu’elle est bien plus qu’un « nouvel Ibiza ». Même si elle n’a que cent ans et des poussières, la ville blanche recèle de trésors et de belles histoires à raconter.

Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marquée ?

Il y en a deux en particulier.

La première est Ruth Dayan, fondatrice de la marque de mode Maskit et veuve de Moshé Dayan, quatrième chef d’Etat major de Tsahal. A l’instar de David Ben Gourion, Shimon Peres et Golda Meir, elle fait partie de la génération des pionniers.

Du haut de ses 98 ans, cette femme a vu naître Tel-Aviv et l’Etat d’Israël. Elle m’a reçue chez elle, m’a racontée son histoire, a ouvert ses albums photos… Je n’oublierai jamais ce moment ! En plus d’avoir créé la première marque de mode israélienne, elle a passé sa vie à défendre les droits des femmes.

Dalia Betolin-Sherman (Crédit : Michael-Sherman)
Dalia Betolin-Sherman (Crédit : Michael-Sherman)

J’ai aussi apprécié ma rencontre avec Dalia Betolin-Sherman, auteure israélienne d’origine éthiopienne, dont le premier livre [un recueil de nouvelles, intitulé Quand le monde est devenu blanc] m’a beaucoup touchée.

Elle décrypte la société israélienne du point de vue de la communauté éthiopienne, sans jamais tomber dans le pathos.

Envisagez-vous un jour de revenir habiter à Tel Aviv ?

Oui, je ne me ferme aucune porte, c’est effectivement une possibilité. Même si pour l’instant, je n’en ressens pas le besoin. Ma vie à Paris me plaît beaucoup et j’ai la chance de retourner fréquemment en Israël.

Le dictionnaire de A à Z commence par « Abu Lafia » et s’achève par « Zikhron Yaakov ».

Entre les deux, « Allenby », « Arak », « Bauhaus », « Chiens », « Homosexualité », « Star-up », « Tatouage », « Végétarien », toutes ces définitions permettent au lecteur de comprendre la philosophie et la façon de vivre de cette ville unique au mille couleurs.

Le terme « Bonheur » fait partie de cette longue liste singulière. Ainsi « d’après une étude publiée en 2015 par l’Earth Institute de l’université de Columbia, Israël fait partie des pays où le ‘niveau de bonheur’ est le plus haut au monde. »

En effet, « à Tel Aviv, on ne badine pas avec le bonheur » !

En vente en France et en Israël (notamment à la Librairie du Foyer et au Bauhaus Center à Tel Aviv, et à la librairie française Vice-Versa à Jérusalem)

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