Défi au rabbinat : Un mouvement orthodoxe lance sa propre supervision casher
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Défi au rabbinat : Un mouvement orthodoxe lance sa propre supervision casher

Un mouvement rabbinique orthodoxe lance un programme privé de supervision casher, dans le but de "contester" le monopole du Grand Rabbinat

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Photo illustrative d'un magasin de nourriture casher. (Crédit : Moshe Shai / FLASH90)
Photo illustrative d'un magasin de nourriture casher. (Crédit : Moshe Shai / FLASH90)

L’annonce faite par l’organisation religieuse sioniste Tzohar fait suite à une décision de la Cour suprême de justice en septembre, selon laquelle les restaurateurs pouvaient informer leur clientèle de la provenance de la nourriture et détailler ses préparations – à condition qu’ils ne se déclarent pas explicitement « casher » – dans une décision qui était perçue comme une atteinte au rabbinat sur le contrôle du processus de supervision casher.

La nouvelle unité d’attribution des licences de Tzohar devra également éviter de mentionner explicitement « casher » selon l’ordonnance du tribunal, tout en fournissant une explication détaillée des normes casher des restaurants israéliens.

La nouvelle initiative s’est fixée comme objectif d’offrir des licences à environ 10 % des restaurants israéliens d’ici trois ans, en ciblant principalement les établissements qui ne sont pas actuellement titulaires d’un certificat casher rabbinique, conformément à son énoncé de mission.

« Nous ne voulons pas remplacer le rabbinat, mais plutôt le défier, pour créer de la concurrence sur un marché monopolistique », a déclaré le rabbin Rafi Feuerstein de Tzohar lors d’une conférence de presse lundi matin.

« Nous ne voulons pas nous séparer du rabbinat », a-t-il ajouté. Je ne joue pas l’innocent, il y aura des [entreprises actuellement supervisées par le rabbinat] qui viendront à nous, mais de notre point de vue, nous n’allons pas voler le gagne-pain de qui que ce soit, mais nous augmenterons simplement les casheroutes [certifications] en Israël. Nous voulons mettre plus d’entreprises, qui n’étaient pas casher jusqu’à présent, dans le giron. »

D’autres organisations, à savoir l’ONG privée Hashgacha Pratit (surveillance privée) à l’origine des requêtes de la Cour suprême, ont cherché à mettre fin au monopole du rabbinat. Les certifications casher privées existent depuis longtemps dans la communauté ultra-orthodoxe, bien que les différentes licences « badatz » ne soient délivrées qu’en plus de l’approbation du rabbinat, plutôt que sous forme de certificats autonomes.

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