Démission de Shmuli : Avoir rejoint la coalition Netanyahu a été une « erreur »
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Démission de Shmuli : Avoir rejoint la coalition Netanyahu a été une « erreur »

Le ministre et député travailliste admet avoir une divergence d'opinion "substantielle" avec la politique de son parti et annonce qu'il fait une pause dans la vie politique

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le ministre des Affaires sociales, Itzik Shmuli, s'exprime lors d'une cérémonie au siège du ministère à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Shlomi Cohen/Flash90)
Le ministre des Affaires sociales, Itzik Shmuli, s'exprime lors d'une cérémonie au siège du ministère à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Shlomi Cohen/Flash90)

Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Itzik Shmuli, a annoncé mercredi qu’il faisait une pause dans le gouvernement et la politique, affirmant qu’il assumait la responsabilité de « l’erreur » d’avoir rejoint le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Dans un post sur sa page Facebook, Shmuli, membre du Parti travailliste, a écrit : « J’ai décidé de prendre du temps pour réfléchir à mon avenir.

« Je n’ai pas l’intention de me présenter aux prochaines élections – ni au sein du Parti travailliste ni dans un autre cadre politique qui me serait ouvert », a déclaré M. Shmuli, qui est devenu membre de la Knesset en 2013 après avoir été un éminent dirigeant du mouvement de protestation sociale et président du Syndicat national des étudiants.

Cette décision a été prise après que la nouvelle dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, a sorti le parti de la coalition gouvernementale la semaine dernière et exigé que ses deux ministres, Shmuli et Amir Peretz, le ministre de l’Economie, quittent le parti ou démissionnent du gouvernement.

La dirigeante du Parti travailliste Merav Michaeli s’exprime devant les journalistes après avoir voté aux Primaires de la formation à Tel Aviv, le 1er février 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90 )

« Il y a quelques mois, j’ai décidé, par souci de responsabilité nationale, de faire partie d’un gouvernement formé dans le but de faire face à l’une des plus graves crises qui a été et est toujours d’actualité », a-t-il déclaré en se référant à la pandémie de coronavirus.

« Force est de constater que c’était une erreur », a-t-il écrit. « Les dirigeants publics doivent aussi savoir admettre leurs erreurs et prendre leurs responsabilités ».

Shmuli a également admis qu’il avait un « différend de fond sur les politiques » avec le Parti travailliste, dont il avait abandonné la course à la direction avant les primaires du parti.

Faisant allusion à la récente désignation de Michaeli en tant que dirigeante, il a écrit : « Je respecte la décision démocratique qui a été prise, et à la lumière de la décision des institutions du parti, j’ai l’intention de démissionner en tant que membre du gouvernement dès que possible ».

Les députés Travaillistes Itzik Shmuli, à gauche, et Amir Peretz au siège du parti à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Son poste passera au ministre de la Défense Benny Gantz, qui, en tant que chef du parti Kakhol lavan, est le partenaire de la coalition gouvernementale avec le Likud de Netanyahu.

Haaretz a rapporté que Shmuli était récemment en négociation pour rejoindre Kakhol lavan mais que les pourparlers n’ont pas porté leurs fruits.

Peretz a quitté le Parti travailliste et reste ministre, bien qu’il ne se présente pas aux élections de mars.

Le gouvernement d’unité nationale a été automatiquement dissous en décembre après avoir échoué à adopter un budget de l’État, déclenchant ce qui sera la quatrième série d’élections en deux ans le 23 mars.

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