Deri exige que les policiers expulsent Bennett de Bnei Brak après les émeutes
L'ancien Premier ministre répond à l'appel du chef du parti Shas : "Qui lui demande son avis ?"
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L’ancien Premier ministre Naftali Bennett s’est rendu à Bnei Brak après l’attaque collective contre deux soldates de l’armée israélienne dimanche.
Il y a déclaré que les violences commises dans l’après-midi étaient « le résultat de ce qui se passe lorsque les gens sentent que l’insoumission à la conscription est en train de gagner ».
« Cela ne s’est pas produit par hasard ; il y a une raison à ce comportement. [Benjamin] Netanyahu et les partis haredim, que pensiez-vous qu’il allait se passer ? Vous avez fermé les yeux sur les cris ‘nous préférons mourir plutôt que de nous enrôler’. Que pensiez-vous qu’il allait se passer ? Que pensiez-vous qu’il allait se passer lorsque vous avez ignoré les violences dirigées contre les soldats haredim qui s’enrôlent ? », a demandé Bennett.
En réponse, le chef du parti Shas, Aryeh Deri, a appelé la police à « émettre immédiatement une ordonnance restrictive » pour expulser Bennett de la ville, même s’il est peu probable que cette demande ait un fondement juridique.
« Cet incitateur et instigateur est arrivé dans la ville dans le but d’attiser les passions et d’exploiter cette situation douloureuse pour gagner des voix. Cet homme méprisable, qui se moque de tout, est la dernière personne qui devrait se trouver sur les lieux », a déclaré Deri dans un communiqué.
Ce à quoi Bennett a répondu : « Je ne sais pas qui lui demande son avis. »
בני ברק, עכשיו.
נתניהו והחרדים העלימו עין מקריאות "נמות ולא נתגייס״ ועודדו השתמטות ממוסדת.
ככה זה נראה כשההשתמטות מנצחת. pic.twitter.com/KuB1D5whoj— Naftali Bennett נפתלי בנט (@naftalibennett) February 15, 2026
Il a déclaré que « le problème n’est pas Deri, qui s’est habitué à être le propriétaire du pays, mais Netanyahu, qui le lui a vendu ».
« Lorsque Deri a appelé les jeunes hommes haredim en bonne santé à ne pas songer à s’enrôler pour aider les soldats de Tsahal, Netanyahu est resté silencieux, lui a apporté son soutien et a promu une loi sur la conscription qui abandonne nos soldats », a poursuivi Bennett, ce qui a poussé Deri à accuser l’ancien Premier ministre d’avoir vendu Israël au chef du parti arabe Raam, Mansour Abbas, « en échange du poste de Premier ministre ».
Le gouvernement Naftali Bennett-Yaïr Lapid, qui a été au pouvoir de 2021 à 2022, est entré dans l’histoire en incluant le parti islamiste Raam, dirigé par Abbas, dans sa coalition diversifiée de partis de droite, du centre et de gauche.
« Votre utilisation cynique des soldats de Tsahal et des familles endeuillées n’est pas moins grave que votre arrivée à Bnei Brak pour tirer profit des divisions que vous avez créées. Il semble qu’il n’y ait pas de fond que vous n’ayez atteint », a ajouté Deri.
Le vice-ministre Yisrael Eichler (Yahadout HaTorah) a également semblé appeler la police à expulser Bennett.
Dans un communiqué, le politicien haredi a mis en garde contre ce qu’il décrit comme « une violence gouvernementale aveugle qui nuit aux innocents ».
« Cette ‘campagne de vengeance’ dans la ville de Bnei Brak met en danger la vie de passants innocents, notamment de nourrissons, de personnes âgées et de jeunes enfants », a-t-il déclaré, faisant clairement référence aux mesures prises par Tsahal contre les réfractaires.
« Nous appelons le ministre de la Sécurité nationale [Itamar Ben Gvir], le chef de la police [Danny Levy] et les commandants [de police] à ne pas exécuter les ordres illégaux des politiciens et des juristes qui incitent constamment à la violence », a poursuivi Eichler.
« De plus, les instigateurs, qui sont les ennemis des Haredim et qui se rendent sur place spécialement pour attiser les tensions, doivent être tenus à l’écart. Leur seul objectif est de plonger la ville dans le danger d’un bain de sang, car ils aspirent à une guerre civile au sein de l’État d’Israël. »
la Communauté du Times of Israël !







