Des chercheurs israéliens étudient le cannabis pour traiter l’endométriose
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Des chercheurs israéliens étudient le cannabis pour traiter l’endométriose

La maladie affecte 10 % des femmes en âge de procréer et qui peut entraîner des douleurs aiguës et des saignements

Un plant de cannabis a été amené à la Knesset en 2009 pour le comité travailliste de la Santé, qui abordait la question du cannabis médical. (Kobi Gideon/Flash 90)
Un plant de cannabis a été amené à la Knesset en 2009 pour le comité travailliste de la Santé, qui abordait la question du cannabis médical. (Kobi Gideon/Flash 90)

Des chercheurs israéliens ont lancé des essais pré-cliniques pour examiner l’impact du cannabis médical dans le traitement de l’endométriose, une pathologie médicale qui affecte une femme sur 10 en âge de procréer.

La recherche médicale est conduite par Gynica, qui a une licence du ministère de la Santé pour développer des produits à base de cannabis pour les femmes, en coopération avec Lumir Lab, un centre de recherche sur le cannabis au parc biotechnologie, à Hadassah Ein Karem, Jérusalem.

L’endométriose affecte environ 176 millions de femmes dans le monde. Chez les femmes atteintes, des tissus utérins se développent en dehors de l’utérus, dans le tube utérin, les ovaires, d’autres zones de la cavité abdominale et dans le pelvis. Les femmes souffrent de douleurs aiguës avant et pendant les règles, les saignements et la douleur restent pendant et après les rapports sexuels, elles souffrent de dyspepsie et de miction fréquente et douloureuse.

Des cas ont montré que des femmes qui fument du cannabis médical sont soulagées de leur douleur, a déclaré le Dr Sari Sagiv, vice-présidente de la recherche et du développement chez Gynica. Les chercheurs veulent déterminer quel substance ou quelle combinaison de substances du cannabis peut potentiellement régler le problème.

« L’endométriose est une maladie complexe », a-t-elle déclaré, puisqu’il y a un nombre important de facteurs agissant ensemble qui doivent être traités.

« Je pense que le cannabis a assez de substances qui peuvent affecter un certain nombre des facteurs » de la maladie, a-t-elle déclaré, dont le fait de réduire la douleur, l’inflammation et le risque de rechute.

Les chercheurs ont déjà testé plusieurs substances issues du cannabis sur des cellules de l’endométriose in vitro pour voir comment elles réagissent aux substances.

« Nous avons essayé des substances seules ou combinées sur ces cellules » pour voir s’il y avait un impact et quel impact, a-t-elle expliqué. Nous avons déjà vu qu’il y a plusieurs substances qui ont un fort impact ».

Les chercheurs réduisent maintenant la liste des substances pour trouver le « candidat idéal », avec lequel ils commenceront des essais cliniques.

« Nous avons déjà une idée des propriétés que le candidat idéal devrait avoir pour traiter un certain nombre de facteurs pouvant soigner l’endométriose », a déclaré Sagiv – et pas seulement traiter la douleur. Mais elle a refusé de donner plus de détails jusqu’à ce qu’un brevet soit déposé.

« Nous voulons commencer des essais cliniques dans le troisième trimestre de cette année », a-t-elle déclaré.

En parallèle avec le processus de recherche conduit par Lumir Lab, Gynica collabore avec l’entreprise canadienne Strainprint, une entreprise qui se spécialise dans la collecte des données et l’analyse des effets du cannabis sur différentes maladies. Les entreprises travaillent conjointement pour créer la plus grande plateforme mondiale de données visant à analyser les effets du cannabis sur les femmes.

Lumir Lab est dirigé par le professeur Lumir Hanush, un chercheur en pointe dans le domaine du cannabis médical, qui est responsable des plus importantes découvertes dans le domaine des substances actives du cannabis. Gynica est dirigé par le professeur Moshe Hod, gynécologue et président de l’Association européenne des Obstétriciens. L’entreprise mène des recherches et du développement spécialisé dans les produits issus du cannabis pour le domaine gynécologique.

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