Des dizaines de Bahreïnis protestent contre la normalisation avec Israël
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Des dizaines de Bahreïnis protestent contre la normalisation avec Israël

Allié clé des Etats-Unis dans le Golfe, Bahreïn est dirigé par une dynastie sunnite mais compte une importante population chiite

De gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, saluent la foule sur la pelouse sud de la Maison Blanche après avoir signé les Accords d'Abraham, à Washington, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB / AFP)
De gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, saluent la foule sur la pelouse sud de la Maison Blanche après avoir signé les Accords d'Abraham, à Washington, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB / AFP)

Des dizaines de Bahreïnis ont protesté vendredi contre l’accord de normalisation des relations entre Israël et le petit royaume, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Allié clé des Etats-Unis dans le Golfe, Bahreïn est dirigé par une dynastie sunnite mais compte une importante population chiite.

Les manifestations ont eu lieu après la prière du vendredi dans des villages chiites près de Manama, Abou Seibaa et Abou Qawah, autour desquels avaient été déployées les forces de l’ordre, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Brandissant des drapeaux palestiniens et de leur pays, des manifestants à Abou Seibaa ont crié : « la normalisation est une trahison », selon une des vidéos dont l’authenticité a été vérifiée par des correspondants de l’AFP dans le Golfe.

Bahreïn et les Emirats arabes unis ont signé mardi à Washington des accords de normalisation avec Israël, sous la houlette du président américain Donald Trump.

Ces pays arabes sont les premiers à reconnaître Israël depuis l’Egypte et la Jordanie, en 1979 et 1994.

Tous deux partagent avec l’Etat hébreu une intense animosité envers l’Iran chiite, ennemi numéro un de Washington dans la région.

Jusqu’à récemment, la résolution du conflit israélo-palestinien était considérée comme une condition sine qua non pour une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël.

Mais ces dernières années, Israël et les Etats-Unis ont tenté de convaincre des acteurs du Golfe de renverser l’équation, sur la base de leur crainte commune de l’Iran, et de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu sans attendre une paix préalable israélo-palestinienne.

Le pays est en proie à des troubles sporadiques depuis 2011, date à laquelle les autorités ont réprimé des manifestations chiites exigeant des réformes politiques.

Tous les groupes d’opposition ont été interdits et dissous.

Des centaines de personnes ont été emprisonnées et certaines déchues de leur citoyenneté pour ce que le gouvernement considère comme leur implication dans des actes de « terrorisme » liés à l’Iran.

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