Des dizaines de Haredim font irruption dans le commissariat de Beit Shemesh
Huit personnes ont été arrêtées après que des émeutiers ont forcé l'entrée du complexe et mis le feu à la végétation environnante
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Dimanche soir, des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l’enceinte d’un commissariat à Beit Shemesh, à la suite de l’arrestation d’un ultra-orthodoxe réfractaire à la conscription, et ont mis le feu à la végétation environnante.
Les émeutiers ont lancé des pierres, tenté de bloquer une autoroute principale et incendié des broussailles à proximité.
Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent une foule d’hommes ultra-orthodoxes importante, qui hurlent des insultes et lancent des débris sur le commissariat, tandis que d’autres forcent le portail pour s’introduire de force à l’intérieur.
הפרגוד: הפריצה הלילית הדרמטית של המפגינים למשטרת בית שמש pic.twitter.com/A1FXAeHKeY
— הפרגוד (@moshepargod) May 31, 2026
Alors que l’armée et la police n’ont pris aucune mesure pour arrêter les 80 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans considérés comme aptes au service, l’arrestation d’un nombre même restreint de réfractaires a déclenché la colère, et parfois des violences, dans les quartiers haredim du pays.
Dans une autre vidéo, on voit la police repousser une foule d’hommes qui tentent de forcer l’entrée par une autre porte du complexe.
La foule a commencé à scander : « Assassin ! Assassin ! » tandis qu’un policier frappait plusieurs manifestants pour les éloigner de l’entrée.
דרמה: בעקבות הפרסום מאות מנסים לפרוץ כעת למשטרת בית שמש, במחאה על מעצר בחור הישיבה pic.twitter.com/K2jatdTamG
— יוסי פלד Yossi Feld (@Yossi_Feld) May 31, 2026
Des policiers du district de Jérusalem, épaulés par des soldats de la police des frontières, ont été déployés sur les lieux et ont dispersé les manifestants par la force, notamment à l’aide de grenades incapacitantes, selon la presse israélienne.
Huit personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’émeutes et d’agressions contre des policiers, selon la presse.
La police a ensuite publié un communiqué indiquant qu’elle avait repris le contrôle du complexe et qu’elle continuait à disperser les manifestants rassemblés dans les rues avoisinantes.
Le chef du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, a imputé la responsabilité de l’incident violent survenu dimanche soir à Beit Shemesh au Premier ministre Benjamin Netanyahu et au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
« Les violences perpétrées hier soir contre le commissariat de Beit Shemesh sont la conséquence de la loi sur les exemptions militaires. Lorsque Netanyahu et Ben Gvir font du refus de servir un pilier de leur coalition, le message adressé à la rue est clair : les réfractaires à la conscription comptent plus que les policiers », a déclaré Golan.
« L’agression contre des policiers à la suite de l’arrestation d’un réfractaire à la conscription n’est pas une perte de contrôle, c’est l’application violente d’un accord politique. Ben Gvir, un ministre dont la conception de la gouvernance n’existe que sur TikTok, détourne simplement le regard et abandonne ses propres policiers. Pour lui, comme pour Netanyahu, les agents de la police israélienne sont des pions que l’on peut sacrifier afin de ne pas contrarier les manœuvres politiques des ultra-orthodoxes », a-t-il ajouté.
« Les émeutiers comprennent qu’ils bénéficient d’un soutien politique et qu’il est permis d’attaquer et d’agresser ceux qui portent l’uniforme. »
L’incident s’est produit moins d’un jour après le report d’une manifestation anti-conscription prévue à Jérusalem et à Bnei Brak par la Faction de Jérusalem, un groupe haredi radical connu pour ses manifestations virulentes contre la conscription des ultra-orthodoxes.
Le groupe a affirmé que les négociations avec l’armée israélienne « concernant la libération d’un grand nombre d’étudiants de yeshiva de la prison militaire » commençaient à porter leurs fruits.
Tsahal a toutefois démenti la déclaration de la Faction de Jérusalem, affirmant au Times of Israel que « contrairement à ce qui est affirmé, aucune négociation n’est en cours concernant la libération de déserteurs et de réfractaires de la prison militaire ».
Selon la Faction de Jérusalem, six étudiants de yeshiva ont été arrêtés vendredi pour avoir refusé de faire leur service militaire, dont trois ont ensuite été libérés, tandis que les autorités tentaient d’en arrêter un septième.
« Si des avancées suffisantes ne sont pas réalisées, les actions de protestation reprendront de plus belle », a déclaré le groupe haredi radical dans un communiqué.
Dans un communiqué publié dimanche soir, le député Meïr Porush (Agoudat Israel) a semblé appeler la police à refuser d’exécuter les ordres d’arrêter les étudiants de yeshiva qui désobéissent aux ordres de conscription.
La semaine dernière, le député Moshe Gafni, chef de la faction Degel HaTorah à laquelle Greenberg appartient, a envoyé une lettre enjoignant aux représentants locaux de son parti siégeant dans les conseils régionaux à travers le pays de cesser toute coopération avec les forces de l’ordre.
Tsahal a récemment mis en garde contre une pénurie de plus en plus grave de soldats de combat dans l’armée de carrière, un niveau élevé d’épuisement professionnel au sein des troupes, et la crainte que l’armée de réserve ne « s’effondre » si le gouvernement ne fait pas avancer la législation nécessaire pour résorber les pénuries de personnel.
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