Des dizaines de voitures vandalisées et des graffitis dans une ville arabe
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Des dizaines de voitures vandalisées et des graffitis dans une ville arabe

Les pneus d'une vingtaine de véhicules ont été crevés à Kamanneh, un village bédouin à proximité de Karmiel ; une enquête a été ouverte pour crime de haine apparent

Les forces de police dans la ville de Kammaneh, dans le nord d'Israël, après un crime de haine présumé, le 9 avril 2021. (Crédit : Police israélienne)
Les forces de police dans la ville de Kammaneh, dans le nord d'Israël, après un crime de haine présumé, le 9 avril 2021. (Crédit : Police israélienne)

Des voitures et un mur d’un village bédouin du nord d’Israël ont été vandalisés dans la nuit, au cours d’une attaque qui s’apparente à un crime de haine, a fait savoir la police vendredi.

Les habitants de Kamanneh ont découvert vingt véhicules endommagés et un graffiti écrit en hébreu sur un mur voisin, a précisé un porte-parole des forces de l’ordre.

Il était écrit « stop à l’assimilation » sur le mur, un slogan accompagné d’une étoile de David – une référence possible aux mariages mixtes.

La police israélienne a indiqué avoir ouvert une enquête sur ce crime de haine apparent.

Le mois dernier, un crime de haine présumé similaire avait eu lieu dans le ville de Kafr Qasim, dans le centre du pays. Les pneus de dizaines de voitures avaient été crevés et le slogan « l’expulsion ou la mort » avait été écrit sur l’un des véhicules.

Le vandalisme anti-arabe perpétré par des extrémistes juifs est devenu relativement commun en Cisjordanie mais il est plus rare au sein d’Israël.

Les incidents de vandalisme et les attaques contre les Palestiniens, les forces de sécurité israéliennes et les activistes en Cisjordanie sont communément appelés des attaques « prix à payer », les auteurs affirmant qu’il s’agit de représailles à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement des implantations.

Les arrestations des auteurs de ces violences sont extrêmement rares, et les groupes de défense des droits de l’homme déplorent que les condamnations le soient encore plus, la majorité des accusations de ce type étant abandonnées.

La violence des extrémistes israéliens envers les Palestiniens a connu une recrudescence ces derniers mois à la suite de la mort d’Ahuvia Sandak, 16 ans, au cours d’une course-poursuite avec la police. La voiture dans laquelle se trouvait Sandak a eu un accident alors qu’il était poursuivi avec d’autres jeunes, accusés d’avoir lancé des pierres sur des Palestiniens.

Un activiste des droits de l’Homme, le rabbin Rabbi Arik Ascherman, a été agressé physiquement par un habitant d’implantation masqué aux abords d’un avant-poste illégal en Cisjordanie, mercredi. L’attaque a été filmée.

La semaine dernière, des habitants d’implantations israéliens ont jeté des pierres sur un homme palestinien près du village de Jalud, en Cisjordanie, un incident qui a été capturé en vidéo.

Et, le mois dernier, un groupe d’environ dix personnes masquées – qui auraient été des résidents d’implantations – ont frappé et jeté des pierres sur une famille palestinienne en Cisjordanie, une attaque qui a encore une fois été filmée.

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