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Des experts recommandent la fin des restrictions de voyage vers les « pays rouges »

Le cabinet d'experts du COVID aurait recommandé à Bennett d'autoriser les voyages d'ici deux semaines; ils pensent que d'ici là Omicron se sera déjà propagé à l'intérieur d'Israël

Des voyageurs à l'aéroport international Ben Gurion, le 29 novembre 2021. (Crédit : Flash90)
Des voyageurs à l'aéroport international Ben Gurion, le 29 novembre 2021. (Crédit : Flash90)

Des experts de la santé auraient conseillé au Premier ministre Naftali Bennett d’annuler l’interdiction faite aux Israéliens de voyager dans les « pays rouges » dans les deux semaines.

Selon Walla News, le cabinet d’experts du COVID a recommandé à Bennett de mettre fin aux restrictions dans les deux semaines, puisque d’ici là, la plupart de la propagation d’Omicron sera de toute façon à l’intérieur des frontières israéliennes.

Actuellement, la loi interdit aux Israéliens de se rendre dans les pays dits « rouges », au nombre de 68, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Afrique du Sud.

Les Israéliens qui reviennent de ces pays doivent passer une semaine en quarantaine avec deux tests négatifs, même s’ils sont entièrement vaccinés avec un rappel.

Itamar Grotto, directeur général adjoint du ministère de la Santé, s’exprime lors d’une conférence de presse sur le coronavirus, le 29 mai 2020. (Capture d’écran : Facebook)

Itamar Grotto, l’ancien directeur-adjoint du ministère de la Santé, a lui suggéré qu’il pourrait être avantageux pour les Israéliens d’être infectés par le variant Omicron.

« Il se pourrait que nous devions réfléchir à une telle politique… de laisser les gens être infectés », a déclaré Grotto sur les ondes de la radio publique Kan.

L’ex-responsable de la santé suggère que, face à la nature particulièrement contagieuse du variant Omicron, la politique de quarantaine, même pour ceux qui ne sont pas vaccinés, n’est plus efficace.

Selon lui, les premières données recueillies à l’étranger montrent que, même si de nombreux Israéliens seront infectés, les taux d’hospitalisation ne monteront pas en flèche « comme lors de la dernière vague, nous ne verrons pas cela à nouveau. »

« Il faut que cela devienne davantage un problème individuel qu’un problème public », déclare M. Grotto, déplorant la mise en quarantaine constante des élèves lorsqu’un camarade de classe est testé positif.

Samedi soir, on comptait au total 1 118 cas d’Omicron confirmés en Israël, la majorité – 723 – étant des personnes récemment rentrées de l’étranger.

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