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Des frappes israéliennes auraient mis hors service les aéroports d’Alep et de Damas

Un employé aurait été tué dans l'aéroport de la capitale, selon l'agence de presse d'État, et il y aurait des dégâts ; ce sont les troisièmes frappes israéliennes en dix jours en Syrie

Des membres palestiniens du Jihad islamique au camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas, la capitale de la Syrie, le 21 octobre 2023. (Crédit : LOUAI BESHARA / AFP)
Des membres palestiniens du Jihad islamique au camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas, la capitale de la Syrie, le 21 octobre 2023. (Crédit : LOUAI BESHARA / AFP)

Des frappes israéliennes, qui ont eu lieu dimanche, ont mis hors service les deux principaux aéroports de Syrie situés à Damas et à Alep, ont rapporté les médias d’État en citant une source militaire. C’est la troisième attaque de ce genre en l’espace de dix jours.

« Vers 5 heures 25 du matin, l’ennemi israélien a mené une attaque aérienne visant les aéroports internationaux de Damas et d’Alep, causant la mort d’un employé à l’aéroport de Damas et en blessant un autre », a déclaré la source militaire, citée par l’agence officielle syrienne SANA. « Les dommages matériels causés aux pistes d’atterrissage des aéroports les ont mis hors service », selon la même source.

Tous les vols à destination ou en provenance des aéroports ont été annulés ou détournés vers la ville côtière de Lattaquié, a précisé SANA. Les notes officielles qui ont été transmises aux autorités internationales de l’aviation indiquent que les pistes pourraient être inutilisables pendant quarante-huit heures au moins.

Les frappes « simultanées » provenaient « de la direction de la Méditerranée à l’ouest de Lattaquié et de la direction du Golan syrien », a ajouté la source militaire.

Ces attaques surviennent alors que les tensions entre Israël et le groupe terroriste du Hezbollah, au nord, ont amené les deux parties au bord de la guerre ouverte – et au moment même où l’armée israélienne se prépare à une incursion terrestre à Gaza visant à détruire le groupe terroriste du Hamas, responsable du massacre d’environ 1400 personnes dans le sud d’Israël, il y a deux semaines.

L’armée israélienne n’a pas commenté ces frappes et ne communique pas, en général, sur les attaques individuelles.

Les travaux entrepris à l’aéroport international de Damas, en Syrie, après une frappe israélienne présumée, le 12 juin 2022. (Crédit : SANA)

Les deux aéroports ont été bombardés à de nombreuses reprises au cours de l’année dernière alors que l’État juif semble renforcer ses efforts visant à prévenir la livraison d’armes avancées par l’Iran à ses groupes mandataires variés au Moyen-Orient et en particulier au Hezbollah.

Les deux aéroports avaient été touchés en date du 12 octobre et Alep avait été frappé une seconde fois le 14 octobre, selon la Syrie.

Suite à la deuxième frappe, un haut-responsable du ministère des Affaires étrangères a confirmé, sur X (ex-Twitter), une information laissant entendre que la République islamique tentait actuellement de déployer des armes en Syrie pour attaquer Israël, ajoutant que Jérusalem faisait en sorte de déjouer cette initiative.

Israël craint que le Hezbollah, soutenu par Téhéran et doté d’un arsenal constitué de dizaines de milliers de roquettes, de missiles et en possession de différents types de drones, pourrait tenter d’ouvrir un nouveau front dans la guerre qui oppose actuellement l’État juif et le Hamas en lançant une attaque à grande échelle contre le nord du pays.

Il y a eu samedi des échauffourées le long de la frontière séparant Israël et le Liban qui ont fait six morts du côté du Hezbollah, a déclaré le groupe terroriste. Trois soldats israéliens ont été blessés, dont un grièvement, dans l’une de ces frappes au missile transfrontalières. Par ailleurs, deux ouvriers thaïlandais ont été touchés dans le cadre d’une attaque distincte.

Les combats ne montraient aucun signe d’apaisement dans la matinée de dimanche. L’armée a expliqué qu’elle avait frappé une cellule terroriste dans le sud du Liban qui s’apprêtait à mener une frappe au missile antichar de précision contre Avivim, une ville du nord d’Israël.

L’État juif a annoncé dimanche que l’évacuation de quatorze communautés situées aux abords de la frontière nord allait commencer, des communautés qui viennent s’ajouter aux 28 villes et villages qui ont d’ores et déjà été vidés de leurs habitants. De nombreux résidents du nord du pays sont ainsi partis trouver un refuge dans d’autres régions moins exposées.

Un nuage de fumée s’élève d’une position de l’armée israélienne touchée par des missiles du groupe terroriste Hezbollah, vu depuis le village de Tair Harfa, village libanais proche de la frontière avec Israël, dans le Sud-Liban, le 20 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)

Ces frappes en Syrie semblent être le quatrième front simultané où l’armée israélienne s’est engagée, s’ajoutant au front à Gaza, à la frontière libanaise et à la Cisjordanie, où les tensions se sont également très fortement accrues avec des affrontements violents, ces derniers jours.

Samedi, Naim Qassem, numéro deux du Hezbollah – un groupe allié du Hamas – a indiqué que son organisation avait déjà un impact sur le conflit en échauffant la frontière nord, empêchant en cela les troupes qui s’y trouvent de se préparer à combattre à Gaza.

« Pensez-vous vraiment que si vous essayez d’écraser la résistance palestinienne, les autres combattants de la résistance, dans la région, ne feront rien ? », a interrogé Qassem pendant les funérailles d’un terroriste du Hezbollah, au Liban. « Aujourd’hui, nous sommes au cœur de la bataille. Nous obtenons des résultats par le biais de cette bataille ».

Une partisane du Hezbollah avec un panneau où est écrit « Nous sommes avec toi, Gaza » en arabe lors d’une manifestation dans la banlieue de Dahiyeh, dans le sud de Beyrouth, au Liban, le 20 octobre 2023. (Crédit : AP/Bilal Hussein)

La guerre a éclaté dans le sillage du massacre commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre. Environ 2 500 terroristes avaient franchi la clôture frontalière avec Israël, s’introduisant au sein de l’État juif par voie maritime, aérienne et terrestre sous couvert d’un barrage de milliers de roquettes. Cette attaque barbare a fait 1 400 morts du côté israélien, des civils en majorité – hommes, femmes, enfants, personnes âgées. Les terroristes avaient également pris plus de 200 personnes en otage, de tous les âges, qui sont dorénavant retenues en captivité à Gaza.

Des familles entières avaient été exécutées.

En guise de réponse, Israël a lancé une campagne aérienne contre le Hamas et contre les groupes alliés à Gaza, tuant plus de 4000 personnes, ont fait savoir les autorités chargées de la santé au sein du Hamas – des chiffres qui n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.

Des jeunes regardent les photos d’Israéliens captifs à Gaza, affichées sur un mur, à Tel Aviv, le 21 octobre 2023. (Crédit : Petros Giannakouris/AP)

L’armée a préparé une vaste offensive terrestre visant à éliminer le Hamas, mais les responsables militaires ont admis que les conditions dans le nord du pays ont pesé sur la décision de la date de son lancement.

Samedi, le porte-parole de l’armée, le contre-amiral Daniel Hagari, a noté que les militaires continuaient à se focaliser sur Gaza tout en accordant une grande attention sur les événements survenant sur la frontière nord.

L’AFP a contribué à cet article.

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