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Des Gazaouis critiquent le Jihad islamique pour la mort de civils, dont des enfants

Quelque 200 de ces roquettes visant Israël se sont échouées à Gaza, déclarent les autorités israéliennes

Un tireur affilié au groupe terroriste palestinien du Jihad islamique défilant alors que des hommes portent le corps de Dirar al-Kafrayni, tué lors d'affrontements avec les troupes israéliennes dans la ville de Jénine en Cisjordanie, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Jénine, le 2 août 2022. (Crédit : Jaafar Ashitiyeh/AFP)
Un tireur affilié au groupe terroriste palestinien du Jihad islamique défilant alors que des hommes portent le corps de Dirar al-Kafrayni, tué lors d'affrontements avec les troupes israéliennes dans la ville de Jénine en Cisjordanie, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Jénine, le 2 août 2022. (Crédit : Jaafar Ashitiyeh/AFP)

Deuxième mouvement terroriste islamiste armé de la bande de Gaza, le Jihad islamique, soutenu par l’Iran, est critiqué pour des tirs de roquettes tombées dans l’enclave palestinienne et diminué par la perte de commandants, après l’opération israélienne Aube.

A Gaza, des habitants pointent du doigt la responsabilité du Jihad islamique dans la mort de civils, y compris d’enfants, tués par des roquettes lancées vers Israël mais qui sont retombées dans l’étroite enclave côtière densément peuplée, notamment sur une maison de Jabaliya.

« J’étais chez moi avec ma femme et mes enfants lorsque nous avons entendu une énorme explosion, deux minutes plus tard, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu une scène horrible. Une maison près de nous a été détruite », affirme Abdel Rahmane, selon qui une roquette tirée vers Israël « était tombée sur la maison ».

« C’est une guerre et il y a des erreurs » des deux côtés, déclare Souha, autre résidente de Jabaliya. « Mais la raison de la guerre reste toujours l’occupation » israélienne des Territoires palestiniens, estime la femme. Souhaitant elle aussi taire son nom pour des raisons de sécurité, elle a dit avoir « vu une roquette tomber sur la maison de (ses) voisins ».

Des roquettes sont lancées de la bande de Gaza vers Israël, dans la ville de Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : Hatem Moussa/AP)

Quelque 200 de ces roquettes visant Israël se sont échouées à Gaza, déclarent les autorités israéliennes, qui affirment, faisant valoir des vidéos en leur possession, qu’au moins 11 civils dont sept enfants ont été tués par ces tirs « ratés ».

Ahmed al-Mudallal, lui, croit dur comme fer que son organisation, considérée comme terroriste par l’Union européenne et les Etats-Unis, se relèvera. « Nous avons perdu d’autres hommes (…) cela n’a jamais empêché le Jihad de poursuivre son action ».

« C’est ici qu’il était assis », pointe Saïd Bessia, un habitant, à l’endroit où vendredi 5 août Tayssir al-Jabari, un commandant du Jihad islamique, a été tué par une frappe israélienne alors qu’il rencontrait sept autres responsables du mouvement, au 6e étage de la Palestine Tower, dans le centre de la ville de Gaza.

Un autre commandant, Khaled Mansour, a été tué le lendemain dans une frappe à Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne.

Bassam Saadi, chef du groupe terroriste palestinien Jihad islamique en Cisjordanie, arrivant pour son audience de détention provisoire à la prison d’Ofer, à l’extérieur de Jérusalem, le 16 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Ce round a été difficile », admet à l’AFP Ahmed al-Mudallal, haut responsable du Jihad islamique dont le fils, Zyad, un officier du mouvement, a été tué dans la frappe visant Khaled Mansour. « Nous avons perdu de nombreux chefs militaires majeurs ».

En riposte à l’offensive préventive déclenchée par l’armée israélienne après l’arrestation quelques jours plus tôt en Cisjordanie d’un dirigeant du Jihad islamique, Bassam al-Saadi, le groupe terroriste palestinien a tiré plus d’un millier de roquettes vers Israël en l’espace de trois jours, la grande majorité ayant été interceptées par le bouclier antimissile israélien du Dôme de fer.

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