Des graffitis près de chez Mandelblit réclament des poursuites contre Netanyahu
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Des graffitis près de chez Mandelblit réclament des poursuites contre Netanyahu

La police a ouvert une enquête alors que des mouvements de protestation réclament que le Premier ministre soit traduit en justice dans l’enquête portant sur l'Affaire 1000

Le procureur général Avichai Mandelblit à Jérusalem, le 5 juillet 2015. (Crédit : Emil Salman/POOL)
Le procureur général Avichai Mandelblit à Jérusalem, le 5 juillet 2015. (Crédit : Emil Salman/POOL)

La police a ouvert lundi une enquête sur des graffitis tracés aux abords du domicile du procureur général Avichai Mandelblit à Petah Tikva, qui demandaient que le Premier ministre et son épouse, Sara, soient traduits en justice en raison de leur acceptation présumée illégale de cadeaux, cigares et champagne, pour un montant s’élevant à des centaines de milliers de shekels.

Avichai Mandelblit, procureur d’Israël, est en charge de ce qu’on a appelé « l’Affaire 1 000 » et, selon des informations transmises par la radio publique israélienne le mois dernier, devrait opter pour un chef d’inculpation portant sur l’abus de confiance, moins grave que celui de corruption, dans ce dossier.

A l’issue de plusieurs semaines d’interrogatoires multiples par la police de Netanyahu, de son épouse Sara et de son fils Yair, il n’y a pas pour le moment de preuve évidente démontrant que les cadeaux peuvent être assimilés à des pots-de-vin de la part du donateur, le milliardaire de Hollywood Arnon Michan, selon le reportage.

Le graffiti, qui a été remarqué par les voisins et par des passants, demandait « la prison pour les corrompus », suggérait que Mandelblit était un « collaborateur » et faisait allusion à l’Affaire 1 000 avec le mot « Champagne » à côté du symbole du dollar américain.

Cet incident est venu s’ajouter aux manifestations hebdomadaires pour protester contre Netanyahu et qui sont organisées depuis plus de deux mois aux abords du domicile de Mandelblit, a rapporté le journal Maariv.

Ces mouvements de protestation ont été lancés par Menny Naftali, ancien gardien à la résidence officielle du Premier ministre, qui avait obtenu une indemnisation de 170 000 shekels (environ 43 735 dollars) au mois de février après qu’un tribunal ait reconnu qu’il avait été la victime de mauvais traitements de la part de Sara Netanyahu dans l’exercice de sa fonction.

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