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Des groupes juifs américains contestent le décret anti-réfugiés

Le tribunal de Seattle va ouvrir le procès Jewish Family Service vs. Trump, qui vise à suspendre les nouvelles restrictions des ordonnances anti-réfugiés

Des réfugiés, des avocats et des chefs religieux rassemblés devant la Maison Blanche pour appeler à la protection des réfugiés lors de la journée internationale des réfugiés, le 20 juin 2017. (Crédit : HIAS via JTA)
Des réfugiés, des avocats et des chefs religieux rassemblés devant la Maison Blanche pour appeler à la protection des réfugiés lors de la journée internationale des réfugiés, le 20 juin 2017. (Crédit : HIAS via JTA)

Un tribunal fédéral de Seattle va entendre les arguments de groupes juifs qui remettent en question le décret anti-réfugiés de l’administration Trump.

L’une des deux contestations, l’affaire Jewish Family Service vs. Trump, a été soumise par l’HIAS, un groupe de défense juif pour l’immigration, au nom de ses partenaires, Jewish Family Service of Seattle and Jewish Family Services of Silicon Valley. La deuxième affaire est ACLU of WA vs. Trump.

Les audiences ont eu lieu jeudi matin au tribunal de grande instance de la ville.

La nouvelle série de restrictions sur les réfugiés prévoit une suspension du droit d’accès pour une durée minimale de 90 jours pour les réfugiés de 11 pays, dont neuf à dominante musulmane, et une suspension de la procédure de regroupement familial.

Les groupes demandent à la cour d’accorder une injonction préliminaire pour stopper l’application de ces restrictions. Ils soutiennent qu’aucune preuve n’indique que la réinstallation des réfugiés représente une menace pour les États-Unis, tandis que le décret cible directement les musulmans.

L’action Jewish Family Service vs. Trump a été lancée par l’International Refugee Assistance Project, le National Immigration Law Center, et d’autres plaignants individuels.

« La crise des réfugiés a atteint des proportions inégalées, et pourtant, l’administration Trump a fixé un plafond très bas pour les réfugiés qui peuvent se réinstaller aux États-Unis », a déclaré le président de l’HIAS, Mark Hetfield dans un communiqué annonçant le procès.

L’HIAS est l’un des deux groupes nationaux de réinstallation des réfugiés, et aide des milliers de réfugiés à trouver un logement chaque année. Cet effort va être réduit maintenant que les États-Unis n’admettent pas plus de 45 000 réfugiés pour l’année fiscale 2018, qui a débutée en septembre.

Près de 53 000 réfugiés ont été réinstallés au cours de l’exercice 2017, quand le plafond fixé par l’ancien président Barack Obama s’élevait à 110 000 réfugiés. Cette baisse peut s’expliquer par les ordonnances limitant le nombre de réfugiés par le président américain Donald Trump, selon CNN.

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