Des Haredim empêchent l’arrestation d’un réfractaire à la conscription : 3 interpellations
Selon la radio de l'armée, l'étudiant était chez lui quand la police est arrivée, mais il a réussi à s'échapper et à se réfugier dans sa yeshiva, au milieu du tumulte extérieur
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Le chaos a éclaté à Ramat Gan, dans le centre d’Israël, dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque la police militaire a tenté d’arrêter un étudiant ultra-orthodoxe de yeshiva qui refusait de se soumettre à la conscription.
Des dizaines de manifestants haredim ont accueilli les agents de la police militaire sur les lieux de la tentative d’arrestation et ont encerclé le véhicule de police, comme le montrent les images publiées par Ynet. On y voit plusieurs manifestants assis devant le véhicule, empêchant les forces de l’ordre de se frayer un chemin à travers la foule.
Un groupe de manifestants a ensuite retourné la voiture de police.
Des images prises plus tard dans la nuit, après que les manifestants ont été repoussés, montrent des policiers qui remettent le véhicule à l’endroit, sans dommage apparent.
Selon Ynet, trois manifestants ont été arrêtés, mais le réfractaire lui-même n’a pas été appréhendé, car il n’était pas chez lui.
Selon un correspondant de la radio de l’armée, le réfractaire se trouvait chez lui lorsque la police est arrivée, mais il a réussi à s’échapper et à se réfugier dans sa yeshiva, au milieu du tumulte extérieur.
אירוע אלימות חסר תקדים בבני ברק: המשטרה הצבאית ניסתה לעצור הלילה צעיר חרדי עריק בגבול בני ברק רמת גן. בקווי ההתרעות של הפלג הירושלמי הזעיקו למקום מאות מפגינים שהתעמתו באלימות עם המשטרה ואף הפכו והשחיתו את ניידות המשטרה הצבאית ובהמשך גם גנבו ציוד צבאי ואזיקים מהרכבים, כשלבסוף… pic.twitter.com/wswNFdgvJM
— דניאל גרובייס Daniel Grovais (@daniel_grovais) November 26, 2025
Citant une source au sein de la police militaire, le correspondant de la radio de l’armée a rapporté que les émeutiers avaient volé des menottes et du matériel dans le véhicule de la police militaire.
La police de Jérusalem avait annoncé dimanche l’arrestation d’un garçon de 14 ans pour son implication dans l’attaque contre le député Yoav Ben-Tzur (Shas) la semaine dernière.
Un groupe de radicaux, protestant contre sa coopération dans l’avancement d’un projet de loi visant à réglementer la conscription des ultra-orthodoxes étudiant en yeshiva, avait brisé une vitre du véhicule de Ben-Tzur alors qu’il quittait un cours de Torah à Jérusalem.
La police avait déclaré qu’elle recherchait toujours les autres personnes impliquées.
Ces manifestations sont les derniers exemples en date du rejet par une faction radicale de Haredim de tout projet visant à enrôler les étudiants des yeshivot, alors même que le projet de loi prévoit probablement des exemptions massives pour cette communauté.
Mercredi dernier, la Haute Cour a ordonné au gouvernement d’élaborer des mesures coercitives efficaces, y compris des sanctions pénales, à l’encontre des étudiants ultra-orthodoxes en yeshiva qui refusent de se conformer aux ordres de conscription militaire.
Le panel de cinq juges, dirigé par Noam Sohlberg, a accusé le gouvernement et les agences étatiques d’avoir « presque totalement failli » à leur responsabilité d’appliquer la loi sur le service de sécurité aux haredim réfractaires à la conscription, ce qui constitue une « violation » de l’obligation de l’État d’appliquer ses lois, et équivaut même à une « application sélective », selon le compte-rendu de la décision rendue par l’autorité judiciaire.
Une ordonnance enjoint au gouvernement d’élaborer, dans un délai de 45 jours, une politique d’application prévoyant notamment l’ouverture de poursuites pénales à l’encontre des membres de la communauté ultra-orthodoxe légalement reconnus comme réfractaires à la conscription, de manière à ce que le pourcentage de réfractaires haredim faisant l’objet de poursuites pénales soit équivalent à celui des réfractaires issus d’autres secteurs de la population.
La Cour a également ordonné au gouvernement de mettre en place des sanctions civiles et économiques à l’encontre des réfractaires, qui ont toutes les chances d’être efficaces, et de supprimer les avantages accordés aux haredim qui étudient dans une yeshiva au lieu de faire leur service militaire, comme les allocations mensuelles et autres subventions similaires.
La Cour a par ailleurs insisté sur le fait que la tentative du gouvernement de légiférer sur un nouveau projet de loi visant à réglementer la conscription des ultra-orthodoxes étudiant dans des yeshivot (et qui permettrait probablement à beaucoup d’entre eux de continuer à échapper à la conscription) n’avait aucune incidence sur l’obligation d’appliquer la loi en vigueur.
Le gouvernement cherche à faire adopter une nouvelle loi visant à rétablir les exemptions générales au service militaire pour la plupart des Haredim étudiant en yeshiva, mais il se heurte à une opposition importante de la part des partis politiques ultra-orthodoxes, qui estiment que les concessions accordées à leur communauté ne sont pas suffisantes, ainsi que de la part de certains membres de la coalition, notamment du Likud, qui affirment que la loi ne répondra pas aux besoins de l’armée israélienne en matière de recrutement de milliers de nouveaux combattants.
On estime actuellement à environ 80 000 le nombre d’hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans qui sont aptes au service militaire mais ne se sont pas enrôlés. Tsahal a déclaré avoir un besoin urgent de 12 000 recrues, en raison de la pression exercée sur les forces permanentes et de réserve dans le contexte de la guerre en cours contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza et d’autres défis militaires.
Jeremy Sharon et Sam Sokol ont contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







