Le ministère envisage une enquête criminelle après une fuite d’acide dans le Néguev
Rechercher

Le ministère envisage une enquête criminelle après une fuite d’acide dans le Néguev

Des semaines pourraient être nécessaires avant que Nahal Ashalim ne soit sûr pour les visiteurs, et des années pour que la vie sauvage ne soit réhabilitée

Le cours d'eau boueux d'Ashalim après la fuite de déchets toxiques depuis une usine d'engrais, le 30 juin 2017. (Crédit : ministère de l'Environnement)
Le cours d'eau boueux d'Ashalim après la fuite de déchets toxiques depuis une usine d'engrais, le 30 juin 2017. (Crédit : ministère de l'Environnement)

Le ministère de l’Environnement envisagerait d’ouvrir une enquête criminelle contre une usine d’engrais après une fuite massive, qui a versé des dizaines de milliers de tonnes de déchet acide dans une réserve naturelle du sud du pays.

Baruch Weber, directeur du ministère en charge de la région sud, a indiqué que des responsables avaient organisé des consultations pendant la journée sur la publication d’un ordre de fermeture des derniers réservoirs de Rotem Fertilizer, après l’effondrement du mur d’un bassin d’évaporation, qui a déversé 100 000 mètres cubes d’acides dans le Nahal Ashalim, un cours d’eau du sud du désert de Judée, a annoncé la radio militaire.

La fuite a été découverte vendredi matin par les ouvriers de l’usine. L’acide s’est déversé vers la route 90 et la mer Morte, et la police a fermé la route pendant une partie de l’après-midi de vendredi.

« Nous avons informé [la direction de] l’usine que nous la convoquerons pour une audience, pendant laquelle nous envisagerons la possibilité d’une enquête criminelle », a dit Weber.

La société-mère de Rotem Fertilizer, Israel Chemicals, a indiqué dans un communiqué qu’elle coopérait pleinement avec les autorités, et a promis de dédier toutes ses ressources à la réhabilitation complète du lit de la rivière.

Des inspecteurs de l’Autorité de la nature et des parcs d’Israël ont travaillé samedi pour déterminer l’impact des dégâts écologiques.

Des experts environnementaux ont récolté des échantillons de terre et ont commencé à cartographier la zone touchée par la fuite, qui a atteint jusqu’à quatre mètres de hauteur.

Assaf Tsoar, écologiste pour le district sud de l’Autorité de la nature et des parcs, a prévenu que les visiteurs pourraient ne pas pouvoir revenir sur le populaire chemin de randonnée avant quelques semaines.

« J’implore les randonneurs à rester éloignés de la zone ; la contamination est dangereuse pour la faune et pour les personnes, a dit Tsoar à la radio militaire. Il faudra des années avant que ce lit de rivière ne soit totalement réhabilité. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...