Des Israéliens se rassemblent pour prier pour les Syriens
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Des Israéliens se rassemblent pour prier pour les Syriens

A la veille de Yom Kippour, des personnes se réunissent à travers le pays pour demander de l'aide pour les victimes de la guerre civile

Des centaines d'Israéliens rassemblés à travers Israël pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)
Des centaines d'Israéliens rassemblés à travers Israël pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)

Quelque 1 500 Israéliens se sont rassemblés dans les villes de tout le pays lundi pour prier pour le peuple de Syrie, pays déchiré par la guerre, quelques heures avant le début de Yom Kippour, le jour du Grand Pardon juif.

Sous la bannière « Le monde est silencieux, nous ne le sommes pas », et avec la participation des rabbins et des dirigeants communautaires, des rassemblements ont été organisés à Beer Sheva, Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, sur le plateau du Golan et ailleurs dans la prière, la musique et la méditation silencieuse.

Les événements ont été organisés et coordonnés via Facebook par Shivi Froman, fils du défunt militant pour la paix, le rabbin Menachem Froman.

« Des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants, sont tués chaque jour, et le monde est silencieux », a-t-il dénoncé auprès de Walla. Il a ajouté que le rassemblement pré-Yom Kippour avait pour but « de crier, de prier, d’espérer, de chanter, d’identifier et d’éveiller la miséricorde du monde en général et de la souffrance qui se déroule ici à côté de nous. »

« J’ai été préoccupé par cette question ces derniers mois, et elle m’a beaucoup attristé, a déclaré Froman. Nous continuons [à vivre] nos vies. Cela me donne un sentiment de déjà-vu sur le silence du monde sur l’Holocauste. »

Des centaines d'Israéliens rassemblés à travers Israël pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)
Des centaines d’Israéliens rassemblés à travers Israël pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)

Il a expliqué qu’il a été inspiré par ce que son père lui avait dit une fois : « Shivileh, est-ce que tu peux faire quelque chose pour la situation ? Non ? Alors prie. »

D’autres participants ont fait écho aux positions de Froman sur la nécessité de parler au nom de ceux qui souffrent en Syrie.

« De l’autre côté de la frontière, l’une des plus grandes tragédies depuis la Seconde Guerre mondiale a lieu », a déclaré Eli Malka, dirigeant du Conseil régional du Golan. « Plus de 500 000 personnes ont été tuées. Les enfants sont abandonnés et sont des orphelins parmi les ruines. »

« Des millions de réfugiés ont fui leurs maisons, a-t-il déclaré à la radio israélienne. Le monde ne dit rien. Le monde est cynique. Nous ne pouvons pas rester silencieux. »

Plus de 400 000 personnes ont été tuées par la guerre civile syrienne, selon les derniers chiffres des Nations unies, et des millions d’autres ont été déplacées depuis qu’elle a éclaté, d’abord sous forme de manifestations populaires en mars 2011.

Lundi, des dizaines de personnes se sont réunis à quelques mètres de la frontière syrienne pour prier pour ceux qui sont piégés par le conflit.

Le rabbin Aviya Rozen, résident de Hispin dans le Golan, a déclaré que « nous faisons une distinction forte entre voir quelqu’un comme un ennemi, et le considérer comme un être humain. »

La semaine dernière, le directeur du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Zeid Raad Al Hussein, avait décrit l’ « avalanche horrible de violence et de destruction » et a appelé à ce que « des mesures extraordinaires soient prises ».

« Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait, sans plus tarder, adopter des critères pour empêcher les membres d’utiliser le droit de veto quand il y a des inquiétudes graves sur le fait que des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des génocides ont été commis », a-t-il estimé.

À la fin du mois de septembre, le chef de l’humanitaire de l’ONU, Stephen O’Brien, avait déclaré au Conseil de sécurité de l’ONU que les conditions dans la partie orientale d’Alep, assiégée et touchée par les attaques de tous les côtés par les forces gouvernementales, étaient descendues dans l’« abîme impitoyable de la catastrophe humanitaire ».

Des centaines d'Israéliens rassemblés sur le plateau du Golan du Golan pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)
Des centaines d’Israéliens rassemblés sur le plateau du Golan du Golan pour prier pour les victimes de la guerre civile syrienne, à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : autorisation)

S’adressant au Conseil de sécurité par l’intermédiaire d’une connexion vidéo depuis Genève, O’Brien a dépeint un tableau sombre des conditions de vie dans la partie est de la ville, où au moins 320 civils, dont 100 enfants, ont été tués la semaine dernière. En outre, 765 autres personnes ont été blessées.

Des agences ont contribué à cet article.

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