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Des jets israéliens auraient frappé près de Damas et de Tartous, tuant trois soldats

Le radiodiffuseur d'État a indiqué que trois autres soldats auraient été blessés, sans toutefois préciser leurs grades ou leurs identités ; Israël n'a fait aucun commentaire

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un feu en train de brûler près de la ville côtière de Tartus après une frappe aérienne attribuée à Israël, le 14 août 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)
Un feu en train de brûler près de la ville côtière de Tartus après une frappe aérienne attribuée à Israël, le 14 août 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)

Des avions de chasse israéliens auraient lancé une série de frappes aériennes sur des zones proches de la capitale syrienne Damas et de la ville côtière de Tartous dans la nuit de dimanche à lundi, tuant trois soldats et en blessant trois autres, selon les médias d’État officiels de la Syrie.

Israël ne reconnaît pas les frappes spécifiques dans l’État ennemi et n’a fait aucun commentaire sur les informations relayées dimanche, conformément à sa politique de longue date consistant à ne pas reconnaître officiellement les frappes spécifiques en Syrie, à l’exception de celles menées en représailles à des attaques contre Israël.

De fortes explosions ont été entendues au-dessus de la ville côtière et le long de la côte libanaise, selon les médias locaux.

Le média public SANA, citant une source militaire, a déclaré que certains des missiles – lancés depuis le Liban vers Damas et depuis la mer sur Tartous – avaient été interceptés.

L’armée syrienne affirme avoir abattu des missiles après presque toutes les frappes israéliennes présumées, ce que les responsables militaires israéliens et les analystes civils de la défense considèrent comme de la poudre aux yeux.

La source militaire syrienne a également déclaré que des dommages avaient été causés aux sites touchés, sans donner de précisions sur l’ampleur ou la nature des cibles.

Des images circulant sur les réseaux sociaux semblent montrer un site en feu dans la région de Tartous. SANA a confirmé qu’un incendie s’était déclaré sur l’un des sites visés. Le média n’a précisé ni les grades ni les identités des personnes qui auraient été tuées et blessées.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un organisme de surveillance basé à Londres, a affirmé que la frappe israélienne visait une base de défense aérienne de l’armée syrienne dans la région d’Abu Afsa, au sud de Tartous. L’observatoire, proche de l’opposition, qui s’appuie sur un réseau d’informateurs à l’intérieur de la Syrie et qui a été critiqué pour le manque de clarté de ses sources de financement, a ajouté que des combattants soutenus par l’Iran se trouvaient habituellement sur la base.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie au cours de la dernière décennie, principalement pour contrecarrer les tentatives des forces iraniennes de transférer des armes au groupe terroriste libanais du Hezbollah ou de prendre pied militairement à la frontière nord d’Israël.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies dans l’espace aérien syrien, largement contrôlé par la Russie, même si les relations avec Moscou se sont détériorées ces derniers mois.

Israël s’est retrouvé en désaccord avec la Russie, l’État juif soutenant de plus en plus l’Ukraine contre l’invasion russe, tout en cherchant à maintenir sa liberté de mouvement dans le ciel syrien.

La dernière frappe en Syrie attribuée à Israël remonte au 12 août, lorsque deux personnes ont été blessées après que des chars israéliens auraient bombardé une zone proche de la frontière sur le plateau du Golan.

Le 2 juillet, Israël aurait attaqué un site dans la ville d’al-Hamidiyah, au sud de Tartous, près de la frontière avec le Liban.

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