Des lettres inédites d’Alfred Dreyfus éclairent les débuts troubles du 20e siécle
Rechercher

Des lettres inédites d’Alfred Dreyfus éclairent les débuts troubles du 20e siécle

Après sa réhabilitation à son retour du bagne, la vie d'Alfred Dreyfus fut tout aussi mouvementée

Alfred Dreyfus à Carpentras, 1899-1900 (Crédit : Collection de la famille Dreyfus)
Alfred Dreyfus à Carpentras, 1899-1900 (Crédit : Collection de la famille Dreyfus)

La période de l’Affaire Dreyfus qui suivit immédiatement la réhabilitation du capitaine juif accusé à tort de trahison n’est pas la plus étudiée, et pour cause. Alferd Dreyfus ayant retrouvé son honneur, on imagine l’épisode clos.

Les Lettres à la marquise publiées par Grasset ce 22 mars, qui contiennent la correspondance de 1899 à 1923 entre l’officier et Marie-Louise Arconati-Visconti, donnent à voir quelle fut la vie du capitaine à son retour du bagne.

A travers ces 458 lettres se dessinent toute la vie politique de l’époque, commentée par Alfred Dreyfus et l’aristocrate qui utilisa la fortune héritée de son mari « au mécénat d’art et à la propagation d’idées progressistes » explique Le Figaro.

Il y est question de « la fin de l’Affaire, [du] vote de la loi de séparation des Églises et de l’État, [des] premières années de la SFIO, [du] ministère Clemenceau et [des] grèves, [d)u transfert des cendres de Zola au Panthéon, [et de] la Grande Guerre ».

On y apprend qu’après la réhabilitation du capitaine juif, la vindicte contre lui continue de se déchaîner : vandalisme de monuments en l’honneur de personnalités l’ayant défendu, et agressions physiques contre Dreyfus. Son logement est vandalisé et il reçoit même un coup de feu d’un certain Louis Grigori lors du transfert des cendres de Zola au Panthéon. Édifiant.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...