Israël en guerre - Jour 199

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Des manifestations en faveur de nouvelles élections pour la 10e semaine consécutive

Les Israéliens réclamant un accord sur les otages ont bloqué partiellement la rue Begin à Tel Aviv ; des vétérans de la guerre de Yom Kippour ont amené un faux char grandeur nature aux abords de la Kirya

Les manifestants se réunissant réclamant de nouvelles élections aux abords de la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 26 mars 2024. (Crédit : Safeguarding our Shared Home)
Les manifestants se réunissant réclamant de nouvelles élections aux abords de la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 26 mars 2024. (Crédit : Safeguarding our Shared Home)

Des centaines d’opposants au gouvernement se sont rassemblés, samedi soir, aux abords de la résidence du président à Jérusalem pour la dixième semaine d’affilée, réclamant de nouvelles élections.

Tova, responsable au sein du groupe de protestation Safeguarding our Shared Home, a demandé au gouvernement « de rendre son mandat au peuple », appelant de ses vœux un nouveau scrutin.

« C’est le chaos absolument partout », a-t-elle déclaré. « C’est le résultat d’une politique, en fait – c’est le chaos qui est devenu la politique en vigueur. »

Benny Barabash, scénariste et réserviste, qui est monté à la tribune après elle, a raillé le gouvernement qui avait dépeint les opposants au projet de refonte du système judiciaire qui était avancé par la coalition comme les ennemis suprêmes d’Israël, des ennemis qui étaient, semblait-il, plus dangereux que le Hamas, l’Iran et le Hezbollah.

« Netanyahu, le Premier ministre d’Israël, est le responsable et il est donc coupable », a-t-il affirmé, avant de s’en prendre au gouvernement sur de multiples sujets, notamment en ce qui concerne les relations avec les États-Unis et l’abandon présumé de la part de Netanyahu des communautés frontalières de Gaza dévastées par le 7 octobre.

« Il y a un choix devant nous, c’est celui de la vie ou de la mort ; c’est celui de la bénédiction ou de la malédiction et ce choix est entre nos mains », a-t-il crié, s’adressant à l’auditoire. « Nous voulons des élections maintenant, malgré la guerre, nous voulons des élections maintenant, à cause de la guerre. »

Le rabbin ultra-orthodoxe Bezalel Cohen, fondateur de la yeshiva Chachmei Lev, a pour sa part appelé les dirigeants haredim à encourager les jeunes membres de la communauté à s’enrôler au sein de l’armée « pour défendre le peuple et pour défendre le pays par esprit de partenariat et de fraternité ».

Ces propos ont été tenus suite à la mise en suspens d’un plan portant sur le service militaire des Haredim qui a été présenté, le mois dernier, par Benny Gantz et par Gadi Eizenkot, membres du cabinet de guerre.

Les manifestants ont ensuite commencé à marcher vers la place de Paris, pour des discours de membres des familles des otages détenus par le Hamas.

Par ailleurs, à Tel Aviv, les protestataires se sont rassemblés aux abords du siège de Tsahal, la Kirya, pour dénoncer le gouvernement.

Les manifestants en faveur d’un accord sur les otages bloquent la partie nord de la rue Begin à Tel Aviv, le 16 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/Times of Israel)

Trois manifestations qui ont eu lieu simultanément à Tel Aviv, qui ont toutes pris pour cible la coalition et qui ont été organisées à un bloc d’immeubles les unes des autres.

Un rassemblement réclamant la libération des otages retenus dans la bande de Gaza s’est tenu sur la dite « Place des Otages », aux abords du musée d’art de Tel Aviv, et un regroupement d’opposants au gouvernement, qui appellent à de nouvelles élections depuis quatre semaines successives, a été organisé à l’entrée sud de la Kirya.

Brothers and Sisters in Arms, le mouvement des réservistes qui a été fondé en opposition au plan de refonte du système judiciaire, l’année dernière, a organisé sa propre manifestation, à l’entrée Est de la Kirya. C’est le tout premier rassemblement organisé par le groupe à Tel Aviv depuis le massacre du 7 octobre et le début de la guerre. Les semaines précédentes, l’organisation s’était mobilisée sur les ponts de tout le pays.

Les Israéliens participant au mouvement de protestation appelant le gouvernement à conclure un accord qui ouvrirait la porte à la remise en liberté des otages gardés en captivité par le Hamas ont bloqué la partie nord de la rue Begin, à Tel Aviv.

Les manifestants ont entonné : « C’est celui qui les a abandonnés qui doit garantir leur retour », une référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu, et « Tous, maintenant ! », évoquant l’appel à la libération des 134 personnes qui se trouvent encore entre les mains du Hamas.

Les vétérans de la guerre de Yom Kippour, en 1973, arrivent aux manifestations contre le gouvernement, à Tel Aviv, avec un faux tank, le 16 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/Times of Israel)

Aussi, vers 21h, les forces de police de Tel Aviv ont dispersé par la force, avec des canons à eau, des manifestants qui avaient bloqué l’autoroute Ayalon, et les ont empêchés de se diriger vers le sud. Les manifestants laissaient passer les voitures par intermittence, réclamant la libération des otages et des élections anticipées.

La police a aussi fait venir une remorqueuse pour faire enlever le faux char qui avait été installé rue Kaplan. Ce char avait été amené là par des vétérans de la guerre de Yom Kippour, en 1973, venus manifester. Le tank a brièvement bloqué la rue avant que le groupe ne cède à la demande de la police, qui voulait qu’il soit éloigné de la Kirya.

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