Des membres du personnel médical qui ont refusé le vaccin attrapent la COVID-19
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Des membres du personnel médical qui ont refusé le vaccin attrapent la COVID-19

Le plus grand hôpital d’Israël compte 55 infirmières et 11 médecins infectés; seuls 70 à 90 % du personnel médical a choisi de recevoir le vaccin

Illustration: un membre du personnel médical reçoit la deuxième injection d'un vaccin COVID-19 au centre médical Sheba de Ramat Gan, le 10 janvier 2021. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Illustration: un membre du personnel médical reçoit la deuxième injection d'un vaccin COVID-19 au centre médical Sheba de Ramat Gan, le 10 janvier 2021. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Le personnel médical a beau avoir reçu la priorité en ce qui concerne l’accès au vaccin COVID-19 en Israël, le vaccin ne représente pas nécessairement une priorité pour eux.

Selon une information de la Douzième chaine mercredi, seulement 70 à
90 % du personnel médical en Israël se sont faits vacciner contre le coronavirus. En moyenne, les médecins sont plus susceptibles de se faire vacciner que les autres employés du corps médical, notamment les infirmières.

Selon le rapport, le centre médical Sheba de Ramat Gan, le plus grand hôpital d’Israël, compte 11 médecins et 55 autres travailleurs non-vaccinés infectés au coronavirus. D’autres hôpitaux connaissent un nombre d’infections plus faible mais toutefois significatif : 18 membres du personnel médical de Shaare Zedek à Jérusalem et d’Hillel Yaffe à Haïfa sont positifs; il y en a 17 à Asuta à Ashdod, dont quatre médecins; et 13 employés non-vaccinés du centre médical de Galilee, dans la ville de Nahariya, dans le nord du pays, sont positifs.

Au total, 164 membres du personnel médical non-vaccinés ont été récemment infectés.

La Douzième chaîne a rapporté mardi que le gouvernement prévoyait de rendre la vaccination obligatoire pour les travailleurs médicaux en Israël – l’alternative étant de les tester constamment.

Le gouvernement a indiqué que de nombreux membres du grand public hésitent également à se faire vacciner, et a mis en place un plan pour encourager à recevoir le vaccin. Selon d’autres sources, le ministre de la Santé Yuli Edelstein proposera mercredi un projet de loi visant à limiter le nombre de personnes non-vaccinées sur les lieux de travail avec réception du public, en n’autorisant que les travailleurs vaccinés, rétablis du coronavirus, ou récemment testés négatifs.

Selon un reportage du site d’information Ynet, la loi devrait être promulguée dans les prochains jours et visera dans un premier temps le personnel enseignant qui refuse de se faire vacciner, alors que les enfants rejoignent progressivement leurs salles de classe à travers le pays.

La loi inclura « une interdiction de retourner sur le lieu de travail pour les employés qui n’ont pas déjà eu [le virus] ou ne sont pas vaccinés, ou qui n’ont pas présenté de test négatif, à l’endroit et à l’heure déterminés par la réglementation », selon le reportage.

Le reportage indique que la loi viserait initialement le personnel enseignant, le personnel médical et les policiers, mais que le projet de loi inclurait une phrase selon laquelle les restrictions « seront déterminées dûment selon la quantité de personnes en contact avec le salarié, leurs caractéristiques, la nature de l’entreprise et de la profession, ainsi que la prise en compte de ceux qui présentent une contre-indication médicale au vaccin. »

Le reportage ne donne pas de détails sur les sanctions encourues par ceux qui refusent de se faire vacciner ou de se faire tester, ni sur le financement des tests de ceux qui continueraient à refuser le vaccin, ni la fréquence à laquelle ces tests seraient nécessaires.

Dans le passé, Edelstein avait déclaré que les enseignants devraient payer leurs propres tests s’ils ne se faisaient pas vacciner. Il est probable que des tests seront nécessaires toutes les 48 à 72 heures.

On s’attend à ce que la proposition d’obliger certains travailleurs à vacciner se heurte à une opposition généralisée de la part des syndicats et des organisations de défense des droits civiques du pays.

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