Des militants handicapés bloquent la rue de David Bitan
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Des militants handicapés bloquent la rue de David Bitan

Le groupe 'Panthères' exige que l'allocation d'aide maximale atteigne les 5 000 shekels. soit l'équivalent du salaire minimum en Israël

David Bitan, député du Likud et président de la coalition, pendant le débat en plénière de la Knesset sur le nouveau radiodiffuseur public, le 10 mai 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, pendant le débat en plénière de la Knesset sur le nouveau radiodiffuseur public, le 10 mai 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un petit groupe de militants oeuvrant à la défense des droits des handicapés a bloqué dans la matinée de mercredi une rue de Rishon Lezion où réside le chef de la coalition David Bitan pour protester contre une augmentation, qu’ils estiment insuffisante, des allocations versées aux personnes atteintes d’un handicap grave.

Cette manifestation et le blocage de la rue surviennent très exactement une semaine après un mouvement de protestation similaire, au même endroit.

Les militants demandent à ce que les allocations versées aux personnes considérées, comme étant dans l’incapacité de travailler en raison de leur handicap, correspondent au montant du salaire minimum.

Les manifestations des activistes durent depuis plusieurs semaines. Le gouvernement et les groupes de défense des droits sont en quête d’un compromis. Ils étudient diverses propositions portant sur des milliards de shekels, pour réviser l’allocation à la hausse.

Un accord qui avait été trouvé début octobre, négocié en partie par Bitan, ferait passer l’allocation pour handicapés maximum proposée par le gouvernement de 3 200 shekels par mois à 4 500 shekels, une somme inférieure au salaire minimum de 5 000 shekels.

Ce versement plus conséquent augmenterait également plus rapidement que dans le passé car il serait indexé au salaire moyen – une demande clé des militants – et non, comme c’était le cas auparavant, à l’indice des prix à la consommation, qui a augmenté plus lentement ces dernières années.

Les militants, aux abords du domicile de Bitan, appartiennent à un groupe qui s’appelle les « Panthères » et qui rejette l’accord de compromis.

Ils affirment que le salaire minimum est calculé en fonction des besoins de base d’un travailleur, qui ne sont pas aussi importants que les besoins de base d’une personne gravement handicapée. Ils clament par ailleurs qu’au moins la moitié des personnes handicapées en Israël partagent le même point de vue.

Sous les termes de l’accord passé le mois dernier, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres ont qualifié « d’historique », les allocations accordées à la majorité des handicapés dans le pays – ils sont environ 244 000 – feraient plus que doubler, passant d’une moyenne de 700 shekels par mois à une moyenne de 1 800 shekels en quatre augmentations graduelles entre janvier 2018 et janvier 2021, pour un coût total de 4,2 milliards de shekels assumé par l’état.

Les personnes éligibles à l’allocation maximale de 4 500 shekels par mois commenceront à la recevoir au début de l’année 2018.

L’accord a également revu à la hausse le seuil de revenu pour l’éligibilité à l’allocation. Un revenu inférieur à 2 800 shekels par mois permet d’être éligible à l’allocation sous les termes des réglementations actuelles. En janvier 2018, ce seuil s’élèvera à 4 800 shekels, ce qui augmentera le nombre d’Israéliens susceptibles d’en bénéficier.

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