Israël en guerre - Jour 195

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Des milliers d’Arabes israéliens commémorent la Journée de la Terre

Les manifestants ont également écrit des pancartes anti-guerre aux couleurs rouge, blanche, noire et verte du drapeau palestinien

Des gens brandissant des drapeaux palestiniens lors d'un rassemblement marquant le 48e anniversaire de la Journée de la Terre, dans la ville israélienne de Deir Hanna, dans la région nord de la Galilée, le 30 mars 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des gens brandissant des drapeaux palestiniens lors d'un rassemblement marquant le 48e anniversaire de la Journée de la Terre, dans la ville israélienne de Deir Hanna, dans la région nord de la Galilée, le 30 mars 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Des milliers d’Arabes israéliens se sont rassemblés samedi à Deir Hanna, dans le nord d’Israël, pour la Journée de la Terre qui tombe cette année pendant la guerre dévastatrice dans le territoire palestinien.

En mars 1976, le gouvernement israélien décide d’exproprier 20 000 dunams (2 000 hectares) de terres en Galilée, dont un tiers appartenait à des Arabes israéliens, pour y construire des villes juives. Le 30 mars de la même année, les Arabes israéliens avaient mené des grèves et manifesté contre cette décision. Lors des émeutes qui ont suivi, six manifestants ont été tués par les troupes israéliennes.

Le plan gouvernemental avait ensuite été annulé.

Haaretz a rapporté samedi que la police israélienne avait autorisé le rassemblement à condition que les drapeaux palestiniens ne soient pas déployés, la police déclarant au journal qu’agiter le drapeau « pourrait inciter à l’agitation et pourrait potentiellement provoquer une violation de l’ordre public ».

De nombreux drapeaux palestiniens ont flotté lors des rassemblements. Les manifestants ont également écrit des pancartes anti-guerre aux couleurs rouge, blanche, noire et verte du drapeau palestinien.

« Arrêtez la guerre sur Gaza », « Gaza, ne vacille pas ! », pouvait-on lire sur les pancartes de participants qui ont parcouru les rues de la ville jusqu’à la place principale, certains portant le keffieh – les foulards traditionnels palestiniens utilisés pour signifier son soutien aux Palestiniens – et brandissant le drapeau palestinien.

Des députés arabes israéliens étaient au premier rang de la marche à laquelle ont participé de petits groupes de Juifs, certains arborant des slogans en hébreu tel que « Juifs et Arabes refusent d’être ennemis ».

« Nous sommes venus en solidarité avec la foule arabe ici, pour réclamer l’arrêt des massacres par le gouvernement israélien à Gaza et l’arrêt de la guerre », a déclaré Eyal, un manifestant israélien de 33 ans.

Selon le Bureau central des statistiques israéliens (CBS), Israël compte plus de 2 millions d’Arabes, soit 21 % de la population. Ces chiffres incluent la population de Jérusalem-Est.

« Quarante-huit ans se sont écoulés […], la machine de la mort […] et la tentative d’effacer notre identité nationale et de nous voler nos terres se poursuivent », a déploré Saïd Hussein, maire de Deir Hanna, dans un discours sur la place principale de la ville.

Il a aussi dénoncé ce qu’il a appelé une marginalisation de la communauté d’Arabes israéliens par les autorités israéliennes, critiquant des « lois racistes » visant un « déplacement programmé » des Bédouins arabes du désert du Néguev.

« Nous sommes confrontés à une série de déplacements et à de la répression, et nous sommes les survivants de notre peuple qui a été déplacé », a regretté de son côté Mohammed Barakeh, un responsable de la communauté arabe israélienne.

« Cette chair qui brûle à Gaza est la nôtre et les femmes meurtries à Gaza sont nos sœurs », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu’il a appelé un « génocide » dans l’enclave.

La guerre a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 253 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle. 130 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre sont encore à Gaza – dont 34 qui ne seraient plus en vie.

Israël a répondu à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah par une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza visant à anéantir le Hamas, à mettre fin à son règne de seize ans à Gaza et à libérer tous les otages.

Plus de 32 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 13 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus d’un millier de terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

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