Des négligences responsables de l’accident d’entraînement mortel de Tsahal
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Des négligences responsables de l’accident d’entraînement mortel de Tsahal

L’enquête montrerait que le mortier qui a tué Yishai Rosales a manqué sa cible d’1,6 kilomètre, et a été tiré sans avertissement

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

La famille du capitaine Yishai Rosales pendant ses funérailles, le 7 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La famille du capitaine Yishai Rosales pendant ses funérailles, le 7 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une supervision négligée et des précautions de sécurité trop souples seraient à l’origine des facteurs ayant mené à la mort d’un officier la semaine dernière pendant un exercice d’entraînement de l’armée israélienne dans le sud du pays.

Selon l’enquête militaire sur l’incident, un certain nombre de fautes opérationnelles ont mené à la mort de Yishai Rosales quand un obus de mortier a explosé pendant un exercice de routine, a rapporté la Deuxième chaîne dimanche soir.

A la suite de l’incident, qui a eu lieu sur la base Tzeelim, à environ 25 kilomètres à l’ouest de Beer Sheva, et qui a également blessé légèrement un second soldat, le directeur des forces terrestres de l’armée israélienne, le général Guy Tzur, a reporté tous les exercices des forces terrestres pendant l’enquête préliminaire, avait déclaré l’armée dans un communiqué après l’incident.

Le colonel Ofir Levy, directeur d’une brigade blindée de réserve, a été nommé pour mener l’enquête sur l’incident, a déclaré le communiqué.

Le capitaine Yishai Rosales a été tué pendant un exercice militaire mardi 5 janvier 2016. (Crédit : capture d'écran)
Le capitaine Yishai Rosales a été tué pendant un exercice militaire mardi 5 janvier 2016. (Crédit : capture d’écran)

Selon le reportage de la Deuxième chaîne, l’obus tiré pendant l’exercice a atterri à 1 650 mètres de sa cible. Les soldats qui ont lancé le projectile n’ont pas informé leurs camarades, malgré l’obligation qui leur est faite. De plus, aucun officier de sécurité n’était présent quand l’obus a été tiré.

L’enquête aurait aussi montré que les soldats n’avaient pas réussi la formation nécessaire requise avant d’être autorisé à opérer le lanceur.

En plus de Rosales et d’un soldat blessé, les recherches montrent que plusieurs officiers supérieurs, y compris le commandant de la brigade Kfir, se situaient à seulement 300 mètres du lieu de l’explosion.

Rosales, 23 ans, était originaire de Beit Meir, une communauté religieuse à l’extérieur de Jérusalem. Il a immigré en Israël avec sa famille il y a plusieurs années depuis le Mexique, et a servi dans le bataillon orthodoxe « Netzah Yehuda », dans la brigade d’infanterie Kfir. Il a été promu au rang de capitaine à titre posthume.

Aharon, le père du capitaine, a déclaré aux funérailles que « tu es parti comme un homme simple, un homme juste risquant sa vie pour nous et pour le peuple juif ».

« Merci pour tout ce que tu as fait pour nous pendant 23 ans. Un jour viendra où nous nous rencontrerons à nouveau, mon cher et aimé fils. Tu nous laisses et emporte une grande partie de notre cœur avec toi. Veille sur nous parce nous allons protéger ce que tu nous as laissés », a-t-il déclaré.

Des soldats israéliens portent le cercueil du capitaine Yishai Rosales, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 7 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des soldats israéliens portent le cercueil du capitaine Yishai Rosales, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 7 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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