Des orthodoxes d’extrême-droite exigent l’interdiction du pluralisme au mur Occidental
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Des orthodoxes d’extrême-droite exigent l’interdiction du pluralisme au mur Occidental

Une pétition portée devant la Haute cour affirme que le projet de section égalitaire est illégal parce que le gouvernement n’a pas consulté les grands rabbins

Des rabbins réformés hommes et femmes prient ensemble à l'arche de Robinson, le site du mur Occidental qui devrait accueillir les futurs offices égalitaires, à Jérusalem, le 25 février 2016. (Crédit : Y.R/Reform Movement)
Des rabbins réformés hommes et femmes prient ensemble à l'arche de Robinson, le site du mur Occidental qui devrait accueillir les futurs offices égalitaires, à Jérusalem, le 25 février 2016. (Crédit : Y.R/Reform Movement)

Un groupe d’organisations juives orthodoxes a porté une pétition urgente devant la Haute cour de justice mercredi, contre un projet du gouvernement autorisant une section de prière égalitaire au mur Occidental.

Selon le site d’informations ultra-orthodoxe Kol Hazman, la pétition affirme que la décision du gouvernement du début d’année est illégale et n’a pas été faite en consultation avec les grands rabbins du pays, comme demandé par la loi. Les plaignants affirment également que le gouvernement n’est pas autorisé à prendre une telle décision, mais plutôt le ministre des Affaires religieuses.

La pétition a été portée par LIBA, une organisation qui promeut le judaïsme orthodoxe dans la société israélienne, et plusieurs autres groupes religieux.

Un accord a été atteint en janvier pour mettre en place un espace de prière non orthodoxe au mur Occidental mais depuis ce projet, qui a rencontré une opposition vociférante des figures religieuses orthodoxes et ultra-orthodoxes mais a été salué comme un symbole d’unité juive dans la majorité de la Diaspora, a connu nombre de revers.

Des femmes prient dans la section féminine du mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem, pendant Souccot, le 30 septembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des femmes prient dans la section féminine du mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem, pendant Souccot, le 30 septembre 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Dans leur pétition, les plaignants ont déclaré que « l’évitement du gouvernement de tenir un processus de consultation comme demandé par la loi compromet l’infrastructure sur laquelle la décision du gouvernement était apparemment basée. Ne pas consulter les grands rabbins, comme mentionné, constitue un autre défaut, qui doit également entraîner l’annulation de la décision, et ceci bien sûr ne diminue pas l’affirmation que la décision n’est pas valide en raison de son approbation sans autorité, comme mentionné ci-dessus. »

En juin, un service de prières pluraliste organisé au mur Occidental pour protester contre le blocage du nouvel espace de prière s’était transformé en échauffourées entre manifestants ultra-orthodoxes et fidèles progressistes.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accusé les manifestants orthodoxes de chercher à diviser le peuple juif.

Le compromis du mur Occidental, voté le 31 janvier par le cabinet dans une décision qui reflétait des années de négociation, appelle à la construction d’une plate-forme de prières permanentes le long de l’extrémité sud du mur Occidental, dans une zone du parc archéologique Davidson, l’arche de Robinson, qui sera utilisée pour les services de prières mixtes et non orthodoxes. Il y a actuellement une plate-forme de prières temporaire installée dans deux zones distinctes du parc.

Raoul Wootliff et JTA ont contribué à cet article.

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