Des pillards d’antiquités arrêtés en Cisjordanie
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Des pillards d’antiquités arrêtés en Cisjordanie

L'unité d'archéologie de l'administration civile de Cisjordanie réprime les pillages et envoie les pillards derrière les barreaux

Amanda Borschel-Dan édite la rubrique « Le Monde Juif »

Des voleurs d'antiquités suspectés ont été repérés par une unité de l'Archéologie de l'administre civile et de l'autorité de la nature cette semaine à proximité du site archéologique de la vallée du Jourdain de Tana a-Tahta (Bureau du porte-parole du COGAT).
Des voleurs d'antiquités suspectés ont été repérés par une unité de l'Archéologie de l'administre civile et de l'autorité de la nature cette semaine à proximité du site archéologique de la vallée du Jourdain de Tana a-Tahta (Bureau du porte-parole du COGAT).

Au cours des deux dernières semaines, deux équipes de pillards d’objets antiques ont été arrêtés sur des sites en Cisjordanie dans deux incidents distincts.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Défense, Hananya Hizmi, chef de l’unité d’archéologie de l’administration civile, a déclaré que le « phénomène de pillage et de destruction d’antiquités cause à la fois des dégâts historiques et culturels à tous les résidents de la région ».

« Nous travaillons dur, jour et nuit, afin d’assurer le calme, l’ordre et le respect de lois. Et nous agirons avec toutes nos capacités pour empêcher cette activité illégale », a déclaré Hizmi.

Il y a deux semaines, lors d’une patrouille de routine, l’unité d’archéologie de l’administration civile et l’Autorité de la nature a arrêté quatre suspects après avoir remarqué des « fouilles illégales et des pillages d’antiquités sur le site », selon un communiqué du ministère de la Défense.

Des voleurs suspects d’antiquités ont été repérés par l’unité d’archéologie de l’administration civile et l’Autorité de la nature à la mi-février à proximité du site archéologique d’Alexandrie de la vallée du Jourdain (Bureau du porte-parole du COGAT).

Les suspects ont été arrêtés sur le site hasmonéen de la vallée du Jourdain d’Alexandrium, qui a été construit par Alexandre Yannai (104-77 avant l’ère commune) et reconstruit par Hérode (74-4 avant l’ère commune) comme une forteresse. Il a été rasé lors de la Grande révolte contre les Romains, autour de l’an 72 de l’ère commune.

Le site d’Alexandrium est aussi connu sous le nom de Sataba dans le Talmud babylonien, qui l’indentifie comme une « montagne signal ». C’est la deuxième d’une chaîne des stations où les feux étaient allumés pour proclamer la nouvelle lune, qui lançait le nouveau mois hébreu. La ville de Massua (torche), située à proximité, commémore le récit talmudique.

Des fouilles conduites au début des années 1980 par Yoram Tsafrir et Yitzhak Magen ont permis de mettre à jour la forteresse de la période du Deuxième temple reconstruit par Hérode pour protéger la frontière est. Aujourd’hui, c’est un lieu de trek populaire connu en arabe comme Qarn Sartabe.

Selon le communiqué du ministère de la Défense, quand les quatre suspects ont été arrêtés par la police israélienne, ils étaient en possession d’outils de fouilles, de détecteurs de métaux, et d’un Jeep Defender. Tous ces biens ont été confisqués.

A la suite de l’audience du tribunal, deux hommes ont été libérés après avoir purgé une peine de 10 jours de prison avec une amende de 2 000 shekels (490 euros). Les deux autres pillards doivent encore purger une peine de 35 jours de prison et payer une amende de 4 000 shekels (1 000 euros). Une amende supplémentaire de 8 000 shekels (2 000 euros) a été imposée sur les pillards pour le véhicule confisqué.

Outils confisqués aux pillards d’antiquités par l’unité archéologique de l’Administration civile et l’Autorité de la nature dans la vallée du Jourdain. (Bureau du porte-parole du COGAT).

Dans un autre incident séparé, deux pillards suspectés de vols d’antiquités ont été arrêtés cette semaine sur le site archéologique de Tana a-Tahta. Les deux hommes attendaient d’être jugés.

Datant de l’Âge de fer, Tana a-Tahta a été établi au début de la période islamique.

A proximité de Khirbet Tana, on retrouve une implantation palestinienne non autorisée qui, selon le groupe gauchiste de veille de implantations B’Tselem, est périodiquement démoli.

Selon le communiqué du ministère, les vestiges du site comprennent d’anciennes résidences sous les formes de bâtiments, de caves, de bains, de caves funéraires, de citernes d’eau et d’installations agricoles.

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