Des représentants syrien et iranien en visite au Liban
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Des représentants syrien et iranien en visite au Liban

Le ministre syrien des Affaires présidentielles et le chef de la diplomatie iranienne a présenté ont rencontré Michel Aoun

Un portrait géant de Michel Aoun, alors candidat à la présidence libanaise, au nord de Beyrouth, le 28 octobre 2016. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Un portrait géant de Michel Aoun, alors candidat à la présidence libanaise, au nord de Beyrouth, le 28 octobre 2016. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

La présidence syrienne a dépêché lundi au Liban un envoyé pour féliciter le nouveau chef de l’Etat Michel Aoun, la première visite de ce niveau en six ans.

Le ministre syrien des Affaires présidentielles Mansour Azzam a porté au président libanais « un message de félicitations pour son élection de la part de son homologue Bachar al-Assad », a indiqué le bureau de M. Aoun dans un communiqué.

S’exprimant après la rencontre, M. Azzam a souligné que le message d’Assad exprimait son espoir d’une « nouvelle ère de (…) sécurité et de stabilité » au Liban.

Cette visite est la première au Liban d’un responsable syrien de ce rang depuis 2010, quand M. Assad et le roi saoudien de l’époque Abdallah s’étaient rendus au pays du Cèdre pour tenter d’apaiser les tensions politiques croissantes à l’approche de la présentation par le Tribunal spécial pour le Liban d’un acte d’accusation dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Un an plus tard éclatait le conflit en Syrie, exacerbant encore davantage les tensions au Liban où les principaux blocs politiques soutiennent les parties opposées dans la guerre.

Le puissant mouvement terroriste libanais Hezbollah, allié à M. Aoun, se bat aux côté des troupes de Damas contre les rebelles syriens.

Et le fraîchement nommé Premier ministre Saad Hariri, à la tête du bloc politique opposé, est un farouche opposant au régime de Damas qu’il accuse d’avoir planifié le meurtre de son père.

Ces divisions politiques ont maintenu le Liban sans président pendant plus de deux ans, jusqu’à ce que M. Hariri apporte son appui inopiné à M. Aoun, en vue d’accéder à la tête du gouvernement.

Interrogé pour savoir si sa visite marquait une nouvelle page dans les relations bilatérales, le représentant présidentiel syrien a affirmé à des journalistes : « Il n’y a pas d’ancienne page pour parler de nouvelle page ».

M. Aoun a également reçu lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui a décrit la fin de la vacance présidentielle dans le pays comme « une victoire pour tous les Libanais ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant une conférence de presse, le 15 juillet 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant une conférence de presse, le 15 juillet 2015. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
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