Des restes de victimes des nazis étudiés par un médecin allemand seront inhumés
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Des restes de victimes des nazis étudiés par un médecin allemand seront inhumés

Hermann Stieve conservait des échantillons de tissus, principalement prélevés sur des femmes, pour mener des recherches

La prison de Ploetzensee à Berlin le 17 décembre 2019.(CC BY-SA Wikimedia commons)
La prison de Ploetzensee à Berlin le 17 décembre 2019.(CC BY-SA Wikimedia commons)

JTA — Les restes de 300 personnes tuées par les nazis et utilisées par un médecin allemand pour mener de recherches seront inhumés à Berlin le mois prochain.

Le défunt Hermann Stieve conservait des échantillons de tissus principalement de femmes après qu’il avait disséqué leur corps pour mener ses recherches à l’université de Berlin.

Il a parfois reçu les dépouilles de combattants de la résistance quelques minutes après leur mort à la prison de Ploetzensee à Berlin, a annoncé dimanche le journal allemand Bild am Sonntag.

Les échantillons ont été retrouvés dans des petites boîtes noires, et certains avaient été étiquetés avec le nom de la victime, selon le journal.

Une photographie sans date du médecin et chercheur allemand Hermann Stieve. (CC BY-SA Wikimedia commons)

Le médecin menait des recherches sur les menstruations et les effets du stress sur le système reproductif.

Hermann Stieve a succombé à une attaque cardiaque en 1952.

Les échantillons ont été découverts par ses héritiers et transmis à l’hôpital universitaire Charité de Berlin.

Ils seront inhumés le 13 mai prochain.

Même si on estime que les recherches de Stieve ont violé l’éthique médicale, il a été élu à l’Académie allemande des Sciences de Berlin et à l’Académie allemande des Sciences Leopoldina.

L’Académie royale des Sciences de Suède l’a également accueilli parmi ses membres en reconnaissance de ses recherches.

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