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Des retards massifs à l’aéroport Ben-Gurion avec l’augmentation des voyages

La situation devrait encore empirer avec Pessah ; il est conseillé aux passagers d'arriver quatre heures avant le décollage à Ben Gurion

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Voyageurs à l'aéroport international Ben Gourion, le 2 mars 2022. (Crédit: Yossi Aloni/Flash90)
Voyageurs à l'aéroport international Ben Gourion, le 2 mars 2022. (Crédit: Yossi Aloni/Flash90)

Le rebondissement d’activités qui suit deux années de restrictions des voyages pour cause de pandémie de coronavirus entraîne de nombreuses difficultés à l’aéroport Ben Gurion, dorénavant pris d’assaut par un nombre impressionnant de personnes qui se rendent à l’étranger. Le nombre de passagers a atteint dimanche un record qui n’avait plus été enregistré depuis le début de l’épidémie.

Les transporteurs aériens conseillent dorénavant aux voyageurs d’arriver quatre heures avant leur vol afin d’avoir le temps d’embarquer dans l’avion, a fait savoir la Douzième chaîne.

Dans certains cas récents, les passagers ont dû attendre plus de cinq heures avant de pouvoir embarquer, a remarqué la chaîne.

Ce sont 50 000 personnes qui ont emprunté le principal aéroport international d’Israël dimanche – un chiffre sans précédent depuis l’apparition du coronavirus dans le pays, au début de l’année 2020. Et la fête de Pessah qui approche laisse penser que ce nombre devrait encore augmenter, selon les responsables.

Le directeur de l’aéroport, Shmuel Zakai, explique que si les chiffres des passagers pourraient retrouver le niveau pré-pandémie, la crise de la COVID-19 a entraîné un manque de ressources en termes de personnels et de structures à Ben Gurion, ce qui implique des files d’attente plus longues pour les contrôles et l’enregistrement des voyageurs.

Au Terminal 3 – d’où partent essentiellement les vols à destination de l’étranger – 45 comptoirs d’enregistrement ont été réquisitionnés pour les dépistages à la COVID-19, dit-il. De plus, les autorités ont découvert que 1200 employés qui avaient été placés en congé sans solde lorsque les déplacements internationaux avaient été gelés pour cause de pandémie ont retrouvé un travail dans l’intervalle et qu’ils ne reviendront pas.

« Former du personnel de sécurité, cela prend du temps – de l’ordre de quelques mois », note Zakai.

Il admet que la situation actuelle « n’est pas ce qu’elle devrait être » mais il demande aux voyageurs de l’accepter et de s’adapter aux circonstances nouvelles.

« Le monde a changé et nous devons nous adapter à cette nouvelle réalité », dit-il avec philosophie devant les caméras de la Douzième chaîne.

Le directeur de l’aéroport Ben-Gurion, Shmuel Zakai, à la Knesset, le 24 juin 2014. (Crédit : Flash 90)

Zakai ajoute que tous les employés de l’aéroport font tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer la situation, ouvrant notamment le Terminal 1 pour les enregistrements.

Un million de personnes devraient transiter, ce mois-ci, par l’aéroport, précise le reportage. Au mois d’avril – qui comprend la fête de Pessah, le 15 avril – ce chiffre pourrait passer à 1,6 million.

Tout en reconnaissant que les difficultés que les voyageurs doivent affronter vont sûrement empirer, Zakai préfère prendre les choses du bon côté.

« Je sais que tout ce que je vais pouvoir dire ne parviendra pas à réconforter un voyageur venant prendre l’avion mais je veux rappeler avant tout que cela fait deux ans que nous attendions ce moment où Ben Gurion serait pris d’assaut et où les Israéliens pourraient enfin se rendre à l’étranger ».

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