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Des soldats repoussent une embuscade nocturne du groupe terroriste

L’armée utilise l'intelligence artificielle pour identifier des milliers de nouvelles cibles, alors que les tirs de roquettes diminuent ; un commandant du Hamas tué à Gaza

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats israéliens dans la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Des batailles féroces ont continué à faire rage dans la bande de Gaza ce jeudi, avec des troupes luttant contre une embuscade vicieuse du Hamas pendant la nuit. L’armée a déclaré qu’elle utilisait l’intelligence artificielle (IA) pour identifier des milliers de nouvelles cibles appartenant au groupe terroriste palestinien.

L’armée israélienne a annoncé jeudi après-midi la mort d’un officier supérieur au cours des combats à Gaza, ce qui porte le nombre de militaires morts à 18 depuis mardi, et à 333 depuis le début de la guerre.

Tsahal a déclaré que ses forces terrestres et ses chars avaient affronté les cellules terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza pendant la nuit, tuant des dizaines d’agents, dans ce que le Times of Israël a dit être une intense et chaotique bataille qui a fait rage pendant plus de trois heures à la suite d’une embuscade visant les soldats du 13e bataillon de Golani.

Dans un communiqué publié jeudi matin, les troupes de Tsahal de la brigade d’infanterie Golani ont pris part à des « batailles prolongées » contre des terroristes du Hamas qui ont tiré des missiles, déclenché des engins explosifs et lancé des grenades sur les forces.

Les terroristes du Hamas ont tenté de tendre une embuscade aux forces israéliennes à minuit, en sortant des tunnels et en les attaquant avec des missiles antichars, des mortiers et des drones. Ils ont tenté de pénétrer dans les véhicules blindés de transport de troupes et d’en prendre le contrôle. Plus de 20 terroristes auraient été tués et plusieurs auraient réussi à s’échapper. Il n’y a eu aucune victime israélienne dans ce combat.

L’armée a déclaré que les troupes de Golani avaient riposté, aidées par des tirs d’artillerie et de chars, ainsi que par des frappes aériennes et des tirs de missiles de la marine.

« À la fin des combats, des dizaines de terroristes ont été tués », a déclaré Tsahal.

L’armée a expliqué que les troupes de la brigade d’infanterie Nahal avaient également rencontré un groupe de terroristes du Hamas qui ont ouvert le feu sur eux, et avaient demandé à un avion de frapper et d’éliminer la cellule terroriste.

Les forces de réserve, quant à elles, ont utilisé un avion pour frapper un groupe antichar, avec le soutien de la marine, selon Tsahal.

L’armée a déclaré avoir continué à frapper les sites du Hamas dans la bande de Gaza, notamment les installations de fabrication et de stockage d’armes, les positions de lancement de missiles antichars et les positions de lancement de drones.

Plus tard dans la journée de jeudi, le Directorat des Renseignements militaires de Tsahal a déclaré que son « centre de cibles » avait identifié quelque 1 200 nouvelles cibles du Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre de l’incursion terrestre en cours qui a débuté la semaine dernière.

Le Directorat des Renseignements militaires utilise l’IA et des outils automatisés pour « produire des cibles fiables rapidement et avec précision », a déclaré Tsahal.

Un véhicule blindé israélien opérant à l’intérieur de la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Tsahal a déclaré que des centaines de soldats travaillaient à définir de nouvelles cibles « à grande échelle ».

Un officier supérieur du renseignement a déclaré que « dans la guerre, l’ennemi se comporte différemment et crée de nouvelles opportunités ».

Il a ajouté que d’autres nouveaux outils étaient utilisés pour la première fois afin de fournir immédiatement aux forces terrestres à Gaza des informations actualisées sur les cibles à frapper.

Jusqu’à présent, Tsahal a déclaré avoir frappé plus de 12 000 cibles dans la bande de Gaza.

Les opérations ne se sont pas déroulées sans pertes pour les forces israéliennes. L’armée a déjà confirmé la mort de 17 soldats dans ou près de la bande de Gaza depuis mardi matin, et a annoncé jeudi après-midi que le lieutenant-colonel Salman Habaka, 33 ans, commandant du 53e bataillon de la 188e brigade blindée, originaire de Yanuh-Jat, avait été tué en combattant les terroristes du Hamas dans la partie nord de la bande de Gaza.

Habaka est l’officier le plus haut gradé à avoir été tué au cours de l’opération terrestre des Tsahal dans la bande de Gaza. Aucun autre détail n’a été donné sur les circonstances de sa mort.

Le lieutenant-colonel Salman Habaka, tué lors des combats dans la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Par ailleurs, un réserviste de la 679e brigade Yiftah, un soldat de Givati et un soldat du Corps du Génie militaire ont été grièvement blessés lors d’opérations menées dans la nuit dans la partie nord de la bande de Gaza.

En outre, un soldat du bataillon Caracal du Corps de Défense des Frontières a été grièvement blessé à la frontière égyptienne. Aucun autre détail n’a été donné sur les circonstances.

Auparavant, 11 soldats ont été tués lorsqu’un véhicule blindé de transport de troupes Namer dans lequel ils se trouvaient a été touché par un missile antichar. Deux autres ont trouvé la mort lorsqu’un lance-roquettes antichar (RPG) a été tiré sur eux. Deux soldats ont été tués lorsque leur char a roulé sur un engin explosif, un autre a été tué par un tir de mortier à la frontière, et un autre est mort au cours d’affrontements avec des terroristes du Hamas.

Ces pertes soulignent les menaces qui pèsent sur les soldats alors que l’armée passe à des combats urbains difficiles dans les rues encombrées de Gaza, après des semaines d’opérations aériennes punitives. La zone de combat urbaine est connue pour être truffée de bombes et de pièges, qui recouvrent un vaste réseau de tunnels utilisés par les terroristes pour tendre des embuscades ou surprendre les troupes.

Certains des décès sont survenus au cours d’un assaut majeur de Tsahal, mardi, contre le complexe du bataillon central de Jabaliya du Hamas, situé dans le camp de réfugiés de Jabaliya à Gaza. Israël se bat pour éradiquer le Hamas et mettre fin à sa domination sur la bande de Gaza après l’attaque terroriste dévastatrice menée par le groupe au début du mois, qui a tué plus de 1 400 personnes en Israël, pour la plupart des civils.

Cette image tirée d’une vidéo de l’AFP montre des Palestiniens en train de vérifier les dégâts après une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Jabaliya, bastion du Hamas dans cette zone dans la bande de Gaza, le 1er novembre 2023. (Crédit : AFP)

Selon un article publié jeudi par le site d’information Ynet, le Hamas a envoyé plus de 100 femmes et enfants servir de boucliers humains afin de protéger le complexe.

« Nous sommes prêts à faire face à d’autres cas d’une telle utilisation cynique et flagrante de la population », a déclaré un officier de Tsahal anonyme qui a apparemment été témoin de la scène.

L’article ne précise pas comment les troupes avaient géré la situation, mais le complexe a été saisi par Tsahal.

Pendant ce temps, les tirs de roquettes des terroristes palestiniens ont semblé légèrement diminuer, les groupes terroristes se préparant vraisemblablement à une longue bataille.

Parmi les cibles visées jeudi figuraient Ashdod et des villes frontalières de Gaza en grande partie évacuées. Aucun impact direct ni blessé n’a été signalé.

Une salve de roquettes tirée de la bande de Gaza vers Israël, le 1er novembre 2023. (Crédit : Bashar Taleb/AFP)

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré jeudi que l’armée avait informé les familles de 242 otages que leurs proches étaient détenus dans la bande de Gaza, soit deux de plus que lors du précédent décompte.

Il a précisé que ce chiffre n’était pas définitif, l’armée enquêtant sur de nouvelles informations.

Ce chiffre n’inclut pas les quatre otages relâchées – Judith et Natalie Raanan, mère et fille, et Yocheved Lifshitz et Nurit Cooper, deux femmes âgées – ni la soldate Ori Megidish, qui a été secourue par Tsahal dans la nuit de dimanche à lundi, ce qui signifie qu’au moins 247 personnes ont été prises en otage le 7 octobre.

Il y a encore des dizaines de personnes disparues dont le sort est actuellement inconnu. Parmi les otages confirmés, on ne sait pas exactement combien sont encore en vie. Le Hamas détiendrait également deux civils israéliens entrés dans la bande en 2015, ainsi que les corps de deux soldats de Tsahal tués en 2014.

Israël a déclaré la guerre, dans le but d’éradiquer le Hamas, à la suite de l’attaque dévastatrice du groupe terroriste le 7 octobre, au cours de laquelle des civils ont été brutalement assassinés ou enlevés à leur domicile et sur le site d’un festival de musique. Un haut responsable du Hamas a déclaré que, s’il en avait la possibilité, le groupe terroriste palestinien répéterait ces massacres encore et encore.

Des volutes de fumée lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza, sur une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Pendant ce temps à Gaza, le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas, a affirmé que plus de 9 000 Palestiniens avaient été tués dans la guerre, et que plus de 22 000 personnes avaient été blessées. Ce chiffre, qui ne peut aucunement être confirmé, serait sans précédent dans les décennies de violence israélo-palestinienne. Le Hamas a été accusé de gonfler artificiellement le nombre de morts et ne fait pas de distinction entre les civils et les terroristes. Certains des morts seraient des victimes de roquettes tirées par des terroristes palestiniens eux-mêmes.

On estime à 800 000 le nombre de Palestiniens qui ont fui la ville de Gaza et d’autres zones septentrionales vers le sud, à la suite d’appels répétés d’Israël à les évacuer, mais des centaines de milliers d’entre eux restent dans le nord, dont beaucoup sont partis puis revenus parce qu’Israël mène également des frappes aériennes dans le sud.

Les étrangers et les personnes ayant une double nationalité ont commencé à quitter Gaza par le poste frontière de Rafah avec l’Égypte mercredi et cela s’est poursuivi jeudi. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré qu’il aiderait à évacuer « environ 7 000 » personnes représentant « plus de 60 » nationalités.

Des personnes se préparant à monter dans un bus alors que des Palestiniens à double nationalité et des étrangers s’apprêtent à traverser le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 novembre 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Les autorités du Hamas ont affirmé jeudi matin que le générateur électrique de l’hôpital indonésien de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, était tombé en panne.

Depuis les premiers jours de la guerre, les responsables de la santé de Gaza ont prévenu que les hôpitaux étaient en danger imminent de fermeture.

Le porte-parole du ministère de la Santé, Ashraf al-Qudra, a indiqué dans une déclaration télévisée que l’hôpital indonésien contrôlait un petit générateur de secours, mais qu’il avait dû éteindre les lumières dans la plupart des chambres, arrêter les générateurs d’oxygène et recourir à des bouteilles d’oxygène, et éteindre les réfrigérateurs de la morgue.

« Ces mesures exceptionnelles permettront à l’hôpital indonésien de fonctionner pendant quelques jours », a déclaré al-Qudra. « Toutefois, si nous ne parvenons pas à obtenir de l’électricité ou du carburant, nous serons confrontés à une catastrophe. »

Si certains camions d’aide sont entrés dans la bande de Gaza sous restrictions depuis le début de la guerre le mois dernier, Israël n’a pas autorisé les camions à apporter du carburant, dont le Hamas a besoin pour contrôler la ventilation et l’électricité dans son vaste réseau de tunnels.

Israël affirme que le Hamas possède des centaines de milliers de litres de carburant qu’il pourrait fournir aux hôpitaux et à d’autres civils. Tsahal a publié mercredi l’enregistrement d’une conversation interceptée par les services de renseignement dans laquelle un commandant du Hamas fait allusion à plusieurs reprises au fait que le Hamas prélève du carburant dans les stocks de l’hôpital indonésien.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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