Des survivants de la Shoah célèbrent leur bar-mitsva et leur bat-mitsva
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Des survivants de la Shoah célèbrent leur bar-mitsva et leur bat-mitsva

Au mur Occidental, plusieurs d'entre eux ont fondu en larmes quand s'est élevée une prière funèbre évoquant la Shoah

Des dizaines de survivants juifs de l'Holocauste portent talith et tefilin en portant un rouleau de Torah après leur bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)
Des dizaines de survivants juifs de l'Holocauste portent talith et tefilin en portant un rouleau de Torah après leur bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)

Cinquante survivants de l’Holocauste ont pris part lundi devant le mur Occidental à Jérusalem à l’importante cérémonie juive d’entrée dans la majorité religieuse [bar-mitsva pour les garçons et bat-mitsva pour les filles], avec des dizaines d’années de retard et beaucoup d’émotion, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Septuagénaires ou octogénaires, ces 37 femmes et 13 hommes ont participé respectivement à leur Bat Mitsva et leur Bar Mitsva, par laquelle les jeunes juives et juifs atteignent respectivement la majorité religieuse à 12 et 13 ans, et dont ils ont été privés par les tumultes de l’Histoire.

La cérémonie collective, organisée par le gouvernement peu avant la journée nationale de souvenir de l’Holocauste jeudi, s’est déroulée dans des espaces distincts pour hommes et femmes devant le mur Occidental, le lieu le plus sacré accessible à la prière pour les juifs.

Dans l’espace pour les hommes, plusieurs d’entre eux ont fondu en larmes quand s’est élevée une prière funèbre évoquant la Shoah.

Des dizaines de survivants juifs de l'Holocauste fêtent leur bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)
Des dizaines de survivants juifs de l’Holocauste fêtent leur bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)

« J’ai pensé à ma famille, et tout particulièrement à ma mère, et j’ai pleuré », a expliqué Gal Moshe, 80 ans, émigré de Pologne en Israël après la Seconde Guerre mondiale.

Gal Moshe dit être incapable de parler de l’Holocauste, mais n’avoir pas eu de Bar Mitsvah en Pologne. Après la guerre, « la situation économique était tellement difficile pour nous que nous n’avons même pas pensé à faire la Bar Mitsvah », a-t-il dit.

La Bat ou la Bar Mitzvah correspond au moment où les enfants deviennent des adultes et assument de nouveaux devoirs.

Yitzhak Rezink pour sa part a expliqué ne pas avoir eu de Bar Misvah à cause de la répression religieuse exercée en Union soviétique. Il a survécu à la guerre dans le ghetto de Kovno, en Lituanie, mais est « resté tout seul après l’assassinat de mes parents ». « Puis les Russes ont pris la place à la fin de la guerre, et nous n’avons pas pu partir avant 1970 », a-t-il dit.

Un survivants juif de l'Holocauste lit la Torah pendant sa bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)
Un survivants juif de l’Holocauste lit la Torah pendant sa bar mitzvah au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 2 mai 2016. (Crédit : AFP/Menahem Kahana)

La journée internationale de l’Holocauste a lieu le 27 janvier, mais Israël observe jeudi une journée du souvenir distincte.

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