Des suspects accusés d’avoir diffusé des photos de nus de femmes arrêtés
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Des suspects accusés d’avoir diffusé des photos de nus de femmes arrêtés

Des milliers de personnes auraient eu accès à des photos sur l'application Telegram ; des mineures figurent parmi les centaines de femmes victimes

Les victimes de la diffusion de photos de nus dans les groupes Telegram comprennent des femmes de tous âges et de tous horizons. (Illustration : Flash 90)
Les victimes de la diffusion de photos de nus dans les groupes Telegram comprennent des femmes de tous âges et de tous horizons. (Illustration : Flash 90)

Lundi soir, la police a arrêté plusieurs personnes soupçonnées d’avoir diffusé des photos de nus de centaines de femmes et de filles, y compris des mannequins et des célébrités, sur l’application Telegram.

Les arrestations ont fait suite à une enquête d’un mois sur le partage de ces photos, sans le consentement des femmes, avec des milliers d’utilisateurs dans des groupes privés.

Parmi les centaines de victimes se trouvent des jeunes filles mineures. La police pense que les hommes ont demandé de l’argent en échange de l’accès aux photos.

Les suspects dans cette affaire n’ont pas été nommés, mais des médias ont identifié les deux principaux suspects comme étant un homme de 19 ans de Kyriat Atta et un autre de 23 ans de Kyriat Haim. Leur détention préventive a été prolongée jusqu’à mercredi.

En outre, trois femmes – âgées de 26, 24 et 44 ans – ont été interpelées en lien avec cette affaire, avant d’être libérées et assignées à résidence.

Dans le cadre de l’enquête, la police a également saisi des ordinateurs lors des interpellations lundi soir.

En 2014, Israël est devenu le premier pays à interdire la distribution de pornographie dite de vengeance dans le but d’empêcher la diffusion de contenus pornographiques sur Internet.

La loi, qui vise les contenus sexuellement explicites publiés à l’insu ou sans le consentement de la personne représentée, concerne également les réseaux sociaux. Elle stipule que les personnes reconnues coupables d’avoir publié un tel contenu seront poursuivies en tant que délinquants sexuels et que ce délit est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.

L’année dernière, la police avait arrêté une dizaine d’hommes soupçonnés de publier des photos et des vidéos de femmes nues sur une chaîne populaire de Telegram à leur insu et sans leur consentement.

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