Des vidéos émouvantes des retrouvailles des otages avec leurs proches
Les proches ont prié, parfois ceints d'un drapeau israélien ; Omri Miran, dont la fille était bébé le 7 octobre et qui a aujourd'hui 4 ans, l'a entendue dire "Papa" pour la première fois
Les ex-otages Matan Zanguaker, Guy Gilboa-Dalal et Eitan Mor retrouvent des membres de leur famille après avoir été détenus par le Hamas à Gaza pendant plus de deux ans, à Reim, le 13 octobre 2025. (Armée israélienne)
Les otages israéliens libérés ont retrouvé leurs proches au milieu des larmes, des cris de joie et des accolades, lundi, sur la base militaire de Reim, non loin de la frontière de Gaza, après deux ans de captivité aux mains du groupe terroriste du Hamas.
Les 20 derniers otages vivants ont tous été libérés lundi, à l’issue d’un retrait partiel de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, en application d’un cessez-le-feu conclu avec le groupe terroriste, préalable aux pourparlers sur l’avenir de l’enclave.
Une fois remis par le Hamas à la Croix-Rouge puis à l’armée israélienne, chaque otage a été conduit à Reim pour y retrouver ses proches avant d’être transférés à l’hôpital, pour y entamer le processus de réadaptation et y retrouver d’autres membres de leur famille et amis.
Les proches de Guy Gilboa-Dalal l’ont accueilli à Reim vêtus de t-shirts assortis sur lesquels on pouvait lire : « Guy est rentré. Notre cœur est à nouveau entier. »
Sur des photos heureuses publiées en ligne, on voit Gilboa-Dalal en train de porter sa sœur et d’embrasser ses proches, à commencer par son père, enveloppé dans un drapeau israélien.
שוב מחייך: גיא גלבוע דלאל התאחד עם בני משפחתו pic.twitter.com/gLfd0PABMC
— החדשות – N12 (@N12News) October 13, 2025
On a par ailleurs vu des photos de sa famille et de ses amis réunis pour regarder son retour à la télévision.
De semblables photos et vidéos ont circulé mettant en scène les proches d’autres otages, comme par exemple ceux d’Avinatan Or et d’Evyatar David, qui ont éclaté de joie en voyant les otages libérés, dans un état de santé apparemment satisfaisant.
On a ainsi pu voir des photos des retrouvailles d’Avinatan Or et de sa petite amie, elle-même ex-otage, Noa Argamani. Or a été enlevé au festival de musique Nova en même temps qu’Argamani, sauvée par l’armée israélienne en juin 2024.
Le 7 octobre, le Hamas avait publié une vidéo du couple rapidement devenue l’une des vidéos les plus connues de cette journée.
Zvika et Efrat Mor, les parents d’Eitan Mor, ont publié une photo d’eux sur les réseaux sociaux en train de prendre leur fils dans leurs bras.
« Notre bien-aimé Eitan, comme nous t’avons attendu, comme nous avons attendu pour enfin te revoir, deux ans après. La dernière fois que nous t’avions vu, c’était il y a deux ans [le dernier jour de la fête de Souccot], et aujourd’hui nous sommes de nouveau là pour t’accueillir dans la famille.
Peu de temps après, l’armée a diffusé la vidéo de la famille au grand complet. Dans la vidéo, Zvika et Efrat sont enveloppés dans des drapeaux israéliens ; Zvika pleure à chaudes larmes, visiblement de joie, et Efrat fait une prière pour l’occasion.
Zvika a dirigé le Forum Tikva, ce petit groupe de familles d’otages qui ont appelé l’attention sur ce que représenterait la libération de prisonniers palestiniens en application des accords, et plaidé en faveur d’une pression militaire accrue sur le Hamas. Ce Forum s’est opposé aux deux premiers accords partiels dits « cessez-le-feu contre otages » avant d’accepter le dernier, permettant la libération de tous les otages, le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza.
En voyant son fils vivant, il n’a exprimé que de la gratitude, citant un psaume traditionnel des prières de Souccot : « C’est le jour que le Seigneur nous a fait connaître, et nous nous en réjouirons. »
Une autre réunion émouvante a eu lieu entre Yossef-Haïm Ohana et son père.
Yosef-Chaim Ohana reunited with his father after two long years. They waited so long for this hug ???? pic.twitter.com/k9x8bZIzQd
— Hen Mazzig (@HenMazzig) October 13, 2025
Einav Zangauker, le visage sans doute le plus connu des familles d’otages grâce à son combat acharné pour obtenir la libération de son fils, a couru embrasser son fils Matan Zangauker. « Mon héros, mon champion ! » s’est-elle exclamée.
L’ex-otage Bar Kuperstein a serré son père Tal Kuperstein dans ses bras : l’homme s’est levé de son fauteuil roulant pour la toute première fois depuis l’accident neurologique qu’il a subi durant une intervention chirurgicale, avant le 7 octobre. Il est resté debout, un bras autour de Bar, qui était enveloppé dans un drapeau israélien, aux côtés de sa mère, Julie, de sa grand-mère et de son frère, tous un drapeau israélien à la main.
La famille a fait une déclaration pour rendre grâce au fait que Kuperstein ait été libéré.
« Deux ans d’une épreuve inimaginable – deux années au cours desquelles nous avons fait tout ce que nous avons pu pour que tout le monde sache qui est Bar – désormais, tout le monde va enfin savoir qui il est », a écrit la famille.
Omri Miran a retrouvé sa femme, Lishay Miran-Lavi, à la base de Reim, où il a fait un appel vidéo avec ses filles Roni, 4 ans, et Alma, 2 ans, depuis une tablette.
Selon une information de la chaîne N12, Lavi a dit à sa femme qu’il verrait bientôt qu’Alma, qui n’avait que six mois lorsqu’Omri a été enlevé, a appris à dire « Abba » (« papa » en hébreu).
L’ex-otage a par la suite été transporté par voie aérienne à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv pour y voir ses filles et y être examiné par les médecins. Il a pu jouer avec ses deux filles pour la première fois depuis sa libération.
Par ailleurs, c’est à Re’im qu’Elkana Bohbot a retrouvé son épouse Rivkah et, plus tard, leyur fils Reem, aujourd’hui âgé de 5 ans.
Une fois libérés, les jumeaux Gali et Ziv Berman se sont empressés d’enfiler des maillots aux couleurs de l’équipe de football du Maccabi Tel Aviv, dont ils sont tous deux de fervents supporters.
Sur des photos diffusées en ligne, on voit les parents des jumeaux fondre en larmes en regardant la nouvelle de leur libération à la télévision.
משפחותיהם של גלי וזיו ברמן, עמרי מירן ואיתן מור צופות ברגעי שחרור יקיריהן pic.twitter.com/BrKisr76pH
— החדשות – N12 (@N12News) October 13, 2025
Le Forum des otages et des familles de disparus a diffusé une photo de Bar Kuperstein au moment de ses retrouvailles avec ses proches, avec dans les mains un drapeau israélien revêtu de ces mots : « Toujours entre les mains du Créateur du monde ».
Retrouver un compagnon de captivité, après des mois de séparation
L’ex-otage Matan Angrest, qui portait un foulard vert du Maccabi Haïfa autour du cou, a non seulement retrouvé ses proches mais aussi Keith Siegel, avec lequel il a été retenu en otage jusqu’à la libération de Siegel, en début d’année, à la faveur d’un précédent accord.
« Je t’aime tellement et ta famille est aussi merveilleuse que tu me l’as dit », a déclaré Siegel depuis les bureaux du Forum des otages à Tel Aviv.
« Merci », lui a dit Angrest.
« Nous nous retrouverons dès que le moment sera venu, je serai là », a dit Siegel. « Tu es un héros, Matan, pour avoir survécu. »
Sur sa propre photo prise alors qu’il se rendait à l’hôpital en hélicoptère aux côtés de ses parents, Angrest, qui est soldat, a écrit un hommage aux autres membres de son équipage de chars, tués dans la bataille contre le Hamas au cours de laquelle il a été enlevé, le 7 octobre.
« Vous êtes les rois des lions ; merci à vous tous, les héros en uniforme – Am Yisrael Chai ! »
Les otages libérés – et amis d’enfance – Evyatar David et Guy Gilboa-Dalal, qui ont passé ensemble la majeure partie de leurs deux années de captivité aux mains du Hamas, ont célébré leurs retrouvailles à l’hôpital Rabin de Petah Tikva à leur retour en Israël.
Selon la chaîne N12, les deux hommes avaient été séparés par leurs ravisseurs il y a environ deux mois avant d’être à nouveau réunis en Israël.
David et Gilboa-Dalal ont été retenus ensemble pendant la majeure partie de leur captivité, dans des conditions que leurs familles ont décrites comme inhumaines, subissant chaque jour des tortures physiques et psychologiques.
Les deux hommes avaient été vus pour la première fois depuis leur enlèvement le 7 octobre 2023 au mois de février, dans une vidéo de propagande du Hamas, où on pouvait les voir contraints d’assister à la libération d’un groupe d’otages être libéré – un acte largement dénoncé comme constituant une cruelle forme de torture psychologique.







