Israël en guerre - Jour 256

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Deux mois sans emploi pour plus de 200 000 Palestiniens – responsable israélien

Alors que l'armée maintient un verrouillage partiel des territoires depuis 7 octobre, ceux qui travaillaient en Israël restent désormais chez eux et sans source de revenus

Des ouvriers palestiniens, bloqués en Israël depuis les attaques du 7 octobre, retraversant la bande de Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom avec Israël, dans le sud de l'enclave palestinienne, le 3 novembre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)
Des ouvriers palestiniens, bloqués en Israël depuis les attaques du 7 octobre, retraversant la bande de Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom avec Israël, dans le sud de l'enclave palestinienne, le 3 novembre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Plus de 200 000 Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza entament leur troisième mois sans travailler en Israël, alors que Tsahal maintient un verrouillage partiel des territoires en vigueur depuis 7 octobre, a déclaré vendredi un responsable israélien au Times of Israel.

Environ 150 000 Palestiniens de Cisjordanie avaient un permis d’entrée en Israël pour travailler avant la guerre.

Selon les estimations, 20 000 à 40 000 autres Palestiniens de Cisjordanie entraient illégalement pour travailler dans ce qu’Israël a autorisé à maintenir des industries critiques telles que la construction.

Plus de 17 000 Palestiniens de Gaza avaient également un permis pour travailler légalement en Israël.

L’écrasante majorité de ces Palestiniens sont restés chez eux depuis, car Israël a pris des mesures pour se désengager de Gaza tout en maintenant d’importantes restrictions de mouvement en Cisjordanie, qu’il juge essentielles pour maintenir la sécurité après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre.

Une deuxième source au fait de la question a déclaré au Times of Israel qu’Israël avait commencé à autoriser environ 8 000 Palestiniens de Cisjordanie à retourner travailler au cours des dernières semaines.

Des ouvriers palestiniens, bloqués en Israël depuis les attaques du 7 octobre, retraversant la bande de Gaza au poste-frontière de Kerem Shalom avec Israël, dans le sud de l’enclave palestinienne, le 3 novembre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Cette minorité sert dans des industries qui fournissent des services essentiels, comme l’assainissement, les services de santé et l’hôtellerie, précise la source.

La grande majorité de ces 8 000 Palestiniens travaillent dans des implantations israéliennes en Cisjordanie, tandis que ceux qui ont un emploi dans la ligne verte n’ont pour la plupart pas pu y retourner.

Le chef du conseil des maires des implantations de Yesha, Shlomo Neeman, a écrit une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu en début de semaine pour l’exhorter à ne pas autoriser le retour des ouvriers palestiniens dans les implantations, estimant qu’ils représentent une menace pour la sécurité des résidents.

La lettre ne mentionne pas le fait que près de 8 000 ouvriers palestiniens sont déjà de retour dans les implantations.

Illustration : Des ouvriers palestiniens attendant de pouvoir entrer en Israël par le checkpoint de Qalqiliya, le 9 octobre 2012. (Crédit : Nasser Ishtayeh/AP Photo)

Netanyahu a été interrogé sur la question lors d’une conférence de presse cette semaine, au cours de laquelle il a indiqué que l’establishment de la Sécurité fait pression pour qu’Israël autorise progressivement le retour des ouvriers, étant donné que le chômage de masse en Cisjordanie risque de déstabiliser davantage le territoire.

Il a déclaré que la question serait soumise au cabinet de sécurité pour être débattue avant qu’une décision ne soit prise.

Le lendemain, le cabinet de sécurité s’est réuni mais aucune décision n’a été prise à ce sujet, de sorte que les travailleurs palestiniens sont contraints de rester chez eux jusqu’à nouvel ordre.

Cela représente un manque à gagner de plus de 350 millions de dollars par mois pour l’économie de la Cisjordanie.

La crise est aggravée par l’absence des recettes fiscales mensuelles que l’Autorité palestinienne (AP) aurait dû recevoir d’Israël depuis le début de la guerre. Israël a décidé de déduire quelque 275 millions de dollars des fonds appartenant à Ramallah, ce qui a conduit l’AP à refuser d’accepter ces recettes, qui représentent plus de 60 % de son budget.

En conséquence, des milliers d’employés de l’AP n’ont pas reçu leur salaire.

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