D’importants accords attendus suite à un sommet commercial Israël-Chine
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D’importants accords attendus suite à un sommet commercial Israël-Chine

Les entreprises chinoises et israéliennes se sont étudiées mutuellement pour voir ce qu'elles ont à s'offrir

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Certains des participants au sommet d'affaire Chine-Israël de cette semaine à Beijing (Crédit : Autorisation)
Certains des participants au sommet d'affaire Chine-Israël de cette semaine à Beijing (Crédit : Autorisation)

A l’événement sur l’investissement Israël-Chine le plus important jamais organisé, qui se tient cette semaine à Pékin, les récents malheurs à la Bourse de Shanghai sont juste une pensée en passant, selon Ophir Gore, l’attaché commercial du ministère de l’Economie et de l’Industrie d’Israël à Beijing.

« Bien sûr, cela est préoccupant mais des événements comme la chute de 7 % des stocks de Shanghai de lundi rendent juste des événements comme celui-ci plus important – pour les entrepreneurs israéliens mais aussi pour les investisseurs chinois. Ils se rendent compte qu’ils ont besoin de se diversifier, et Israël, comme beaucoup de gens le croient, est un endroit idéal pour eux pour se diversifier ».

Après les récentes conférences à succès avec les investisseurs à Sydney et à Londres, Israël se tourne vers Beijing, où quelque 2 000 personnes – la moitié d’entre elles d’Israël et l’autre moitié de la Chine – étaient présentes pour discuter des opportunités pour les deux parties dans le domaine des start-ups d’Israël.

Parmi les participants, il y a des entreprises chinoises d’investissement et des fonds de capital-risque, des personnes importantes tant dans le secteur de la haute technologie israélienne et chinoise, des universités, et les représentants de 85 entreprises en haute technologie israélienne dans le domaine des sciences de la vie, les technologies propres et la fabrication de pointe.

Du côté israélien, il y a plusieurs hauts responsables gouvernementaux présents, comme le ministre des Infrastructures, Yuval Steinitz, ainsi que des dirigeants d’industrie tels que Shimon Eckhaus, le fondateur de la société de la technologie esthétique, Syneron, et Jonathan Medved, le fondateur de la plateforme de crowdfunding, OurCrowd.

Parmi les investisseurs chinois, sont également présents le président du Groupe Fosun Guo Guangchang ; Sheng Fu, le directeur général de Cheetah mobile ; Liu Ji Ren, le président et le PDG de Neusoft et plein d’autres.

Alors que les investisseurs chinois sont intéressés par la gamme complète de la technologie israélienne, ils sont plus intrigués par les avancées israéliennes dans le domaine de la technologie mobile, des dispositifs médicaux, et des technologies propres, a expliqué Gore.

Ces trois domaines sont très importants pour les Chinois, car ils tentent de connecter plus de clients dans les campagnes aux réseaux mobiles nationaux, cherchent des solutions pour aider leur population qui vieillit rapidement et à traiter les problèmes difficiles de la pollution urbaine auxquels ils sont confrontés.

Faire des affaires en Chine aujourd’hui est très différent. Il y a une situation différente de celle qui existait il y a même quelques années, a expliqué Gore, qui, en tant que représentant de commerce d’Israël à Beijing, a une vision large du monde des affaires sur place. « Les Israéliens ont appris à s’acclimater à la manière chinoise de faire les choses, notamment en étant un peu plus prudents et réfléchis lorsqu’ils traitent avec les Chinois qu’ils pourraient être à la maison ».

Les Chinois, quant à eux, ont fini par connaître les manières israéliennes aussi et sont beaucoup plus tolérants envers le style audacieux que les Israéliens apportent souvent dans le monde chinois très conservateur – avec cette audace vu de nos jours comme un signe du penchant d’Israël pour la créativité et la [capacité à] « penser en dehors des sentiers battus », a précisé Gore. « Ceux sont en fait les qualités que les Chinois admirent chez les Israéliens ».

L’administration pour le commerce extérieur du ministère de l’Economie, pour qui Gore travaille, a travaillé à un rythme accéléré sur le marché chinois au cours de ces dernières années, avec des activités diverses dans le domaine de l’encouragement du commerce et de l’ouverture du marché des projets en Chine pour les entreprises israéliennes.

Il existe actuellement quatre attachés commerciaux en Chine – à Beijing, à Shanghai, à Guangzhou et Hong Kong – autant qu’il y en a aux États-Unis, a indiqué Gore.

Cette activité a été l’une des raisons qui a motivé l’organisation de la conférence – et les espoirs des responsables israéliens pour la réussite du premier projet ont été plus que satisfaits.

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