Discussions sur « Drancy, un camp en France »
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Discussions sur « Drancy, un camp en France »

Rencontre avec les historiens Renée Poznanski et Denis Peschanski, autour de leur ouvrage, le 21 décembre prochain à Tel Aviv

Institut français de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Deror Avi)
Institut français de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Deror Avi)

L’Institut français d’Israël reçoit Renée Poznanski, historienne et professeur à l’Université Ben Gourion, et Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, pour une rencontre autour de leur ouvrage Drancy, un camp en France, paru chez Fayard cette année.

Le camp de Drancy, dont l’énoncé « faisait frémir les Français les plus impassibles d’apparence » comme l’écrivait Aragon en 1944, raconte à lui seul une histoire du XXe siècle.

En empruntant les méthodes de l’historien et les contours de la chronique illustrée, les universitaires Renée Poznanski et Denis Peschanski, avec la participation de l’historien de l’architecture Bénoît Pouvreau, tracent les lignes biographiques d’un endroit qui aura été tour à tour un objet architectural non identifié, un lieu majeur du génocide des Juifs français, et enfin un lieu de mémoire et de souvenir.

84 % des Juifs français déportés sont passés par le camp d’internement de Drancy entre 1941 et 1944 et 3 % en sont revenus.

Principal lieu de départ vers les camps de concentration et d’extermination, Drancy a longtemps été surnommé l’« antichambre de la mort ». Cette réalité, intimement liée au génocide, sur laquelle se sont penchés Renée Poznanski et Denis Peschanski.

Mais les deux historiens dressent également le portrait méconnu d’un lieu qui a également logé des populations défavorisées, lorsqu’il constituait, dans les années 1930, l’avant-garde architecturale de la grande couronne parisienne.

Après la guerre, Drancy n’a pas disparu : y étaient incarcérées les personnes suspectées de collaboration.

Aujourd’hui, c’est un lieu mémoriel, auprès duquel logent les classes populaires dans des « grands ensembles » aujourd’hui si décriés.

Comment la grande Histoire et le parcours d’un territoire se rejoignent-ils ? Comment mémoire peut-elle s’enraciner dans le monde urbain et contemporain ? Le livre de Renée Poznanski et Denis Peschanski, richement illustré en images d’archives, se situe aux confins du travail de l’historien et du topographe et entend raconter, à la fois la vie d’un camp en milieu urbain et une histoire bien française.

Renée Poznanski est historienne, professeur au Département de « Politics and Government » à l’Université Ben Gourion du Neguev. Elle est notamment l’auteur de Les Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale (Hachette-Littératures, 1998) et Propagandes et persécutions. La Résistance et le « problème juif » (Fayard, 2008).

Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, est un historien de la Seconde Guerre mondiale. Responsable de l’équipement d’excellence « MATRICE », il y développe des recherches transdisciplinaires sur la mémoire. Il a publié notamment La France des camps (Gallimard), Les Tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale (CNRS Editions), La Collaboration (avec Thomas Fontaine). Il a co-dirigé la publication du journal de Ben Gourion (La Martinière). Il préside les conseils scientifiques du Mémorial de Caen et du Mémorial du Camp de Rivesaltes.

Couverture « Drancy, un camp en France » (Crédit : Autorisation/ Institut français de Tel Aviv)

Informations pratiques :

Une rencontre avec les historiens Renée Poznanski et Denis Peschanski autour de leur ouvrage « Drancy, un camp en France » : Lundi 21 décembre à 20h à l’Institut français de Tel Aviv, 7 rue Rothschild

Tarif : 40 NIS / 20 NIS pour les détenteurs de la carte

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