Discussions sur une levée des restrictions du weekend ; le bilan humain augmente
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Discussions sur une levée des restrictions du weekend ; le bilan humain augmente

Le cabinet du coronavirus doit discuter du plan du nouveau responsable de la lutte contre le coronavirus

On contrôle la température d'une femme à Tel Aviv, le 4 août 2020. (Miriam Alster/Flash90)
On contrôle la température d'une femme à Tel Aviv, le 4 août 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Mercredi, les ministres du gouvernement devaient se rencontrer cette après-midi pour discuter de la possibilité de revenir sur les restrictions imposées le weekend sur les commerces. Les ministres devraient aussi examiner un plan pour donner plus d’autonomie aux municipalités afin d’imposer leurs propres régulations dans la lutte contre le virus. Le nombre de cas actifs approche les 25 000 et le nombre d’infections ne montre pas de signes de ralentissement.

Ce que l’on a surnommé le cabinet coronavirus devait se réunir à 16h30 avec Ronni Gamzu. Ce dernier, qui a été nommé pour superviser la réponse nationale au virus, a été critiqué par des ministres pour ne pas avoir apporté de propositions concrètes sur la table.

Parmi les sujets de discussion lors de la réunion, il devrait y avoir le projet de Gamzu d’introduire un classement de code couleur pour les villes en fonction de leur situation dans la lutte contre le COVID-19.

Selon les hypothèses, les endroits qui ont évité les rebonds de cas auraient la liberté de mettre en place leurs propres règles, par exemple, d’autoriser l’ouverture des salles de spectacles. Les villes qui s’en sortent moins bien recevraient plus d’argent pour les aider à traiter le problème alors que celles en grande difficulté seraient gérées au niveau national.

Israël lutte depuis ces derniers mois pour contenir l’épidémie, avec près de 2 000 nouveaux cas par jour.

Du personnel médical à l’hôpital Sheba à Ramat Gan dans le service du coronavirus de l’hôpital, le 30 juin 2020. (Yossi Zeliger/Flash90)

Mardi, le ministère de la Santé a annoncé que 15 personnes étaient décédées la veille, bilan journalier le plus lourd. Trois décès supplémentaires ce mercredi matin ont porté le bilan total à 564 morts.

Selon les chiffres du ministère de la Santé mercredi matin, il y avait un total de 76 763 cas, une augmentation de presque 1 700 cas en l’espace de 24 heures. Sur ces cas, 24 886 étaient des cas actifs.

Cinq grands hôpitaux sont maintenant à 100 % de leur capacité ou plus dans les services de coronavirus, selon le ministère. Il y a 750 patients hospitalisés, dont 355 dans un état grave, et 99 sous respirateur.

Mercredi, les ministres doivent également voter pour mettre un terme aux restrictions imposées le weekend sur l’activité économique, après que des responsables de la santé ont établi que la demi-mesure n’avait pas réussi à limiter le nombre d’infections.

Mardi, le ministre de la Santé Yuli Edelstein a déclaré que le gouvernement annulerait les restrictions, qui ont conduit à la fermeture des centres commerciaux et des magasins.

« Une demi-grossesse, cela n’existe pas », a-t-il déclaré lors d’une visite à l’hôpital Wolfson à Holon. « Ce n’est pas utile, il n’y a aucune preuve que cela aide qui que ce soit. À mon avis, à part déranger le public, cela ne sert à rien. »

Des magasins du centre commercial Bilu à Kiryat Ekron, le 30 juillet 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

La mesure ne concernait pas d’autres lieux de commerce, ce qui a conduit les distributeurs à se plaindre d’être injustement ciblés. Même si la fermeture est toujours en vigueur, de nombreux magasins ont ouvert leurs portes en défiance vis-à-vis des restrictions.

Les ministres devaient annuler la restriction la semaine dernière, mais ne sont pas parvenus à un accord, notamment en raison de la pression des partis ultra-orthodoxes, qui veulent aussi assouplir les restrictions sur les synagogues.

Ils se sont également rencontrés lundi pour discuter de la possibilité de confinements localisés et de couvre-feu la nuit et le weekend, mais n’ont pas pris de nouvelles décisions pour lutter contre l’épidémie.

Ronni Gamzu participe à une réunion de la Commission des Finances de la Knesset alors qu’il est le directeur général du ministère de la Santé, le 7 janvier 2014. (Flash90)

Gamzu, ancien directeur en chef du ministère de la Santé, a cherché à lever ce qu’il a décrit comme des restrictions illogiques, qui ont provoqué la colère des commerçants. Actuellement, quelques restrictions restent en place sur les commerces en semaine, et seules les salles de spectacles et les grands événements culturels sont interdits. Les élus de la Commission coronavirus de la Knesset, qui ont renversé plusieurs décisions du cabinet visant à imposer de nouvelles régulations, ont aussi promis de réouvrir ces activités.

Les ministres qui ont participé à la réunion de lundi ont fortement critiqué Gamzu, en affirmant à la radio de l’armée qu’il n’avait offert aucune proposition concrète pour réduire le nombre d’infections journalières, préférant se focaliser sur un assouplissement des restrictions et réfléchir aux mesures locales de confinement.

« Il a dit des slogans vides et des principes généraux sans suggestion pratique. Il semble être un petit peu incompétent », a déclaré un ministre qui a voulu garder l’anonymat.

Gamzu aurait reçu l’ordre d’apporter des informations plus concrètes aux ministres ce mercredi.

Mardi, le directeur du ministère de la Santé Chezy Levy a déclaré que les ministres pouvaient encore discuter d’un confinement partiel ou complet.

« Le confinement est un outil qui peut réduire la mortalité ; d’un autre côté, nous savons très bien le prix que nous aurions à payer pour un confinement total », a-t-il déclaré à la radio de l’armée.

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