Israël en guerre - Jour 193

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Discussions sur une trêve : le Hamas quitte Le Caire pour des « consultations » avec Doha

L'Égypte déclare que les négociations sont dans l'impasse, ce qui rend improbable un accord avant le Ramadan ; un représentant du Hamas affirme qu'Israël "contrecarre" les efforts

De la fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza, sur une photo prise du côté israélien de la frontière, le 6 mars 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
De la fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza, sur une photo prise du côté israélien de la frontière, le 6 mars 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

L’ambassadeur américain en Israël a indiqué jeudi que les négociations sur une trêve dans la bande de Gaza n’étaient pas « rompues » alors que la délégation du groupe terroriste palestinien du Hamas a quitté Le Caire où se tenaient des discussions depuis dimanche.

« Il n’y a pas encore d’accord. Tout le monde regarde vers le ramadan, qui approche. Je ne peux pas vous dire que [les négociations] seront couronnées de succès mais on ne peut pas encore dire qu’elles sont rompues », a assuré Jack Lew, lors d’une conférence à Tel Aviv.

« Les divergences s’estompent », a-t-il encore dit.

Un haut responsable du Hamas a annoncé jeudi que la délégation du groupe terroriste islamiste palestinien quittait Le Caire où elle était arrivée dimanche pour des discussions en vue d’une trêve, alors que « les réponses initiales » d’Israël « ne répondent pas aux exigences minimales » formulées par le groupe terroriste palestinien.

« La délégation du Hamas quitte Le Caire » pour des « consultations » avec la direction du mouvement à Doha, a déclaré à l’AFP un haut responsable du Hamas participant aux discussions, sous couvert d’anonymat.

« Nous attendons toujours la réponse officielle finale de l’ennemi », a-t-il ajouté en référence à Israël, mais « les réponses initiales ne répondent pas aux exigences minimales » formulées par le Hamas et relatives notamment à un cessez-le-feu définitif et à un retrait des troupes israéliennes, a ajouté cette source.

Un vendeur de rue palestinien de lanternes traditionnelles « fanous » alors que les fidèles musulmans se préparent au début du Ramadan, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mars 2024. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Les négociations ne sont néanmoins pas terminées, a indiqué un autre responsable du Hamas, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat.

« Les médiateurs ont informé le Hamas que les efforts allaient se poursuivre en vue de parvenir à un accord », a-t-il dit.

Face au désastre humanitaire et au lourd bilan parmi la population civile, les États-Unis, le Qatar et l’Égypte tentent d’arracher un accord sur une pause dans les combats avant le Ramadan, qui commence en début de semaine prochaine.

Mais Sami Abu Zuhri, haut responsable du Hamas, a déclaré qu’Israël avait « contrecarré » les efforts visant à conclure un accord de cessez-le-feu temporaire avec la médiation du Qatar et de l’Égypte au cours de quatre jours de négociations organisées par Le Caire.

Abu Zuhri a déclaré à Reuters qu’Israël rejetait les demandes du Hamas de mettre fin à son offensive dans l’enclave, de retirer ses forces et de garantir la liberté d’entrée de l’aide et le retour des personnes déplacées.

Intervenant lors de la même conférence que l’ambassadeur américain, Gadi Eisenkot, membre du cabinet de guerre israélien, a affirmé que le Hamas faisait face « à une très forte pression » des médiateurs en vue de faire une « contre-offre ».

« Il sera ensuite possible d’avancer et de prendre position », a-t-il déclaré.

Israël exige pour sa part que le groupe terroriste palestinien du Ha fournisse une liste précise des otages encore vivants mais le groupe terroriste palestinien a dit ignorer qui était « vivant ou mort » parmi eux, une exigence jugée légitime par Matthew Miller, porte-parole de la Maison Blanche.

Un homme collant des photos des Israéliens toujours retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, sur la « Place des otages », à Tel Aviv, le 4 mars 2024. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à anéantir le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 30 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 13 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi l’assaut.

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