Donald Trump limoge John Bolton
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Donald Trump limoge John Bolton

Le conseiller à la sécurité nationale avait donné sa lettre de démission lundi soir

Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 25 juin 2019. (Crédit  : Noam Revkin Fenton \ Flash90)
Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 25 juin 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton \ Flash90)

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi, d’un tweet, le limogeage de John Bolton qui occupait le poste très influent de conseiller à la sécurité nationale (NSC).

« J’ai informé John Bolton hier soir que nous n’avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche », a tweeté M. Trump.

« J’étais en désaccord avec nombre de ses suggestions », a-t-il ajouté, en évoquant cet homme connu pour sa moustache et ses positions très dures à l’égard de l’Iran, de la Russie ou encore de la Corée du Nord.

Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, M. Bolton était notoirement hostile à la main tendue de Donald Trump au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et il avait été directement pris pour cible, au printemps 2018, par le régime de Pyongyang.

« Nous avons déjà, par le passé, évoqué la personnalité de Bolton et nous ne cachons pas le dégoût qu’il nous inspire », avait lancé le ministère des Affaires étrangères.

Au début des années 2000, déjà, son extrême fermeté sur ce dossier lui avait valu d’être traité de « déchet humain » dans la presse nord-coréenne.

Peu avant son arrivée à la Maison Blanche, il avait estimé qu’il était « parfaitement légitime pour les Etats-Unis » de répondre à la menace représentée par une Corée du Nord nucléaire « en frappant les premiers ».

Le sénateur républicain Rand Paul a salué avec force l’annonce du limogeage de M. Bolton. « Le président a d’excellentes intuitions sur la politique étrangère et sur la nécessité de mettre fin à nos guerres sans fin », a-t-il tweeté. « Il devrait être conseillé par ceux qui partagent sa vision ».

« Depuis le début, deux voix murmuraient à l’oreille de Donald Trump: celle recommandant la diplomatie et mettant en garde contre le conflit, et celle poussant à la belligérance et mettant en garde contre le risque d’apparaître faible », résume Robert Malley, président de l’International Crisis Group,

« Avec le départ de Bolton, la deuxième a incontestablement perdu son principal avocat. Cela pourrait créer de nouvelles opportunités diplomatiques sur l’Iran, l’Afghanistan, la Corée du Nord et le Vénézuela. Espérons que (le président) les saisira », a-t-il ajouté.

Quelques minutes après que le président américain Donald Trump a annoncé le renvoi de son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, sur Twitter, l’intéressé se rend à son tour sur le réseau social pour suggérer que Trump a peut-être délibérément tenté de l’humilier.

« J’ai proposé de démissionner hier soir et le président Trump a déclaré : « Parlons-en demain », a-t-il écrit.

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