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Drame à Meron : le Premier ministre reçoit un rapport provisoire

Naftali Bennett déclare qu'il utilisera les leçons du rapport sur le mouvement de foule qui a fait 45 morts pour s'assurer que rien de semblable ne se reproduise

Des responsables de la sécurité et les secours israéliens transportent les victimes mortes pendant les festivités de LagBomer sur le mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)
Des responsables de la sécurité et les secours israéliens transportent les victimes mortes pendant les festivités de LagBomer sur le mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

La commission d’enquête de l’État sur la catastrophe du mont Meron a remis lundi au Premier ministre Naftali Bennett un rapport provisoire sur le mouvement de foule qui a tué 45 personnes lors du pèlerinage de Lag Ba’Omer au mont Meron, situé dans le nord du pays.

Bennett a déclaré que le gouvernement étudierait attentivement le rapport pour s’assurer qu’un tel drame ne se reproduise jamais.

La catastrophe s’est produite lors des célébrations annuelles de Lag Ba’Omer, qui ont attiré quelque 100 000 fidèles, pour la plupart des juifs ultra-orthodoxes, malgré des avertissements de longue date sur la sécurité du site et les dangers de la surpopulation.

Des centaines de personnes se sont entassées dans un passage étroit, où une pente glissante a fait trébucher et tomber des gens dans une avalanche humaine qui a tué des dizaines de personnes et en a blessé au moins 150.

Cette tragédie, la pire catastrophe en temps de paix en Israël, « ne peut pas se répéter », a déclaré le Premier ministre.

« La négligence, la gestion défaillante, les nominations non professionnelles ont coûté des vies », a déclaré Bennett dans un communiqué du bureau du Premier ministre.

« Nous allons étudier le rapport et travailler pour que l’événement [le pèlerinage de Lag Ba’Omer à Meron] se déroule en toute sécurité cette année », a ajouté le Premier ministre.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau à Jérusalem, le 14 novembre 2021. (Crédit : Ariel Schalit / POOL / AFP)

Le rapport a également été soumis au ministère des Services religieux et au ministère de la Sécurité publique.

Le ministre des Services religieux Matan Kahana a promis que les célébrations de l’an prochain « seront complètement différentes des événements passés de Meron, et se dérouleront selon des normes de sécurité différentes. »

« Les erreurs du passé ne doivent pas être répétées », a de son côté déclaré le ministre de la Sécurité publique Omer Barlev. « Il est de notre devoir de permettre la liberté de culte en toute sécurité pour tous les citoyens de l’État d’Israël. »

Le panel, présidé par Miriam Naor, présidente de la Cour suprême à la retraite, a dressé une liste de recommandations pour la tenue des célébrations de Lag Ba’Omer sur le lieu saint, notamment la nomination d’un ministre chargé de superviser les préparatifs, la limitation de la foule à 20 000 personnes, l’amélioration des infrastructures sur le site, l’agrandissement du site pour réduire la foule et la répartition des foules dans différentes zones.

Le prochain Lag Ba’Omer commencera dans la nuit du 18 mai.

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtai, le 8 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le mois dernier, un commandant de police à la retraite avait souligné que le commissaire de la police israélienne, Kobi Shabtai, aurait commis des erreurs majeures qui ont conduit au mouvement de foule meurtrier.

Amnon Alkalai a déclaré qu’en tant que chef de la division des opérations de la police à l’époque, il avait cherché à imposer des restrictions de foule au mont Meron en raison de l’épidémie de COVID-19 et avait mis en garde contre une catastrophe imminente. Mais, dit-il, Shabtai s’était opposé à ces restrictions.

Un mois plus tôt, le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, avait déclaré à la commission d’enquête de l’État sur la catastrophe qu’aucun organe gouvernemental n’avait accepté d’assumer la responsabilité de veiller à ce que les consignes liées à la COVID-19 soient respectées lors du pèlerinage annuel.

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