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Dupont-Aignan a critiqué Israël pendant la guerre de Gaza et comparé Netanyahu au Hamas

Le Premier ministre choisi par Marine Le Pen avait affirmé que les actions d’Israël pendant Bordure protectrice étaient “disproportionnées”

La présidente et le Premier Ministre ? Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, au siège du Front national, à Paris, le 29 avril 2017. (Crédit : Geoffroy van der Hasselt/AFP)
La présidente et le Premier Ministre ? Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, au siège du Front national, à Paris, le 29 avril 2017. (Crédit : Geoffroy van der Hasselt/AFP)

Le Premier ministre choisi par Marine Le Pen, candidate d’extrême-droite à l’élection présidentielle française, dans le cas où elle remporterait l’élection, a autrefois critiqué sévèrement les actions d’Israël envers les Palestiniens.

Nicolas Dupont-Aignan a également soutenu un vote au parlement français pour reconnaître un état palestinien en 2014, malgré des objections israéliennes, et a semblé mettre sur le même pied les politiques « dures » du Premier ministre Benjamin Netanyahu avec celles du groupe terroriste palestinien du Hamas.

Le Pen a annoncé samedi qu’elle nommerait l’eurosceptique Dupont-Aignan, arrivé à la sixième place lors du premier tour de l’élection avec 4,7 % des suffrages exprimés, au poste de Premier ministre. Dupont-Aignan, 56 ans, préside le parti Debout la France.

Pendant la guerre de 2014 entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza, Dupont-Aignan avait publié un communiqué très dur, dans lequel il avait condamné les actions « disproportionnées » d’Israël pendant l’opération militaire.

Soldats israéliens pendant l'opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza, le 4 août 2014. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Soldats israéliens pendant l’opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza, le 4 août 2014. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Dupont-Aignan avait déclaré que les dommages collatéraux de la mort de civils innocents pendant l’opération Bordure protectrice étaient « inacceptables », et avait critiqué l’opération terrestre israélienne, considérée comme une « invasion » de la bande de Gaza. Il avait aussi fustigé « l’inertie […] scandaleuse » de la France. Il avait affirmé que ne pas avoir freiné l’Etat juif au niveau international entraînerait « l’importation » du conflit en France.

« Quelles que soient les responsabilités des irresponsables dirigeants du Hamas dans le déclenchement de ce nouvel affrontement, la voie choisie par Israël ne fait que l’enfoncer dans une impasse. Ce n’est pas en accumulant les ruines et les morts que M. Netanyahu apaisera les tensions, les passions et les haines dans cette région du monde », avait-il écrit.

La même année, Dupont-Aignan avait soutenu la reconnaissance de la Palestine par le parlement français, expliquant sa position par le principe fondamental du « droit des peuples à l’auto-détermination. »

« Certains dirigeants israéliens et palestiniens sont co-responsables du [conflit], comme le duel entre les faucons de chaque camp, mené d’un coté par Benjamin Netanyahu et de l’autre par le Hamas, en témoigne encore aujourd’hui. »

Il avait ajouté que son vote était « le choix du bon sens, que beaucoup d’Israéliens soutiennent, malgré les attaques, la menace des tirs de roquettes et les attentats suicides inutiles » des Palestiniens.

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