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EasyJet s’excuse d’avoir diffusé l’image d’un numéro de vol tatoué sur un bras

La compagnie aérienne à bas prix a précisé que l’image, évoquant la Shoah, provenait d’un client. Elle a rapidement supprimé le message

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

EasyJet présente ses excuses après avoir publié cette photo d’un passager qui avait tatoué les références de son premier vol avec la compagnie aérienne (Crédit : par l'intermédiaire de Twitter)
EasyJet présente ses excuses après avoir publié cette photo d’un passager qui avait tatoué les références de son premier vol avec la compagnie aérienne (Crédit : par l'intermédiaire de Twitter)

Jeudi dernier, EasyJet a publié puis rapidement supprimé de Twitter, une publicité montrant l’image d’un homme avec son numéro de vol et de siège tatoué sur le bras droit. Le tweet disait: « Vous n’oublierez jamais votre premier vol. »

L’image supprimée avait été enregistrée puis partagée par Jon Siva, un Israélien passionné d’aviation, évoquait de manière assez évidente la Shoah.

Les prisonniers juifs et certains prisonniers non juifs du complexe concentrationnaire d’Auschwitz étaient tatoués sur le bras gauche avec de tels numéros d’identification.

Quelque 960 000 Juifs, 74 000 Polonais, 21 000 Roms et des dizaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques ont été assassinés à Auschwitz.

Les tatouages se sont mués en cicatrices à vie pour les survivants des camps, et en symbole du génocide.

EasyJet a confirmé le message dans un courriel au Times of Israel.

« Bien qu’il s’agisse d’une image authentique du tatouage d’un client célébrant son premier vol avec nous, nous comprenons les réserves qu’elle a soulevées et avons donc décidé de supprimer le message », a déclaré un représentant de l’équipe de communication de la compagnie aérienne à bas prix britannique.

Illustration : Un vol EasyJet au décollage de l’aéroport international Ben Gurion, le 24 mars 2018. (Crédit : Moshe Shai/Flash 90)

« Nous présentons nos excuses aux personnes qui ont pu se sentir offensées par cette maladresse involontaire. »

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