Egypte : 67 personnes jugées pour le meurtre du Procureur général
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Egypte : 67 personnes jugées pour le meurtre du Procureur général

Certains ont "été entraînés dans des camps du Hamas" à la fabrication de bombes et aux attentats "pour créer le chaos et l'instabilité", affirme le parquet

Le procureur général Hicham Barakat (à gauche) avec le président égyptien par intérim Adly Mansour, au Caire, le 10 juillet 2013. (Crédit :  AFP)
Le procureur général Hicham Barakat (à gauche) avec le président égyptien par intérim Adly Mansour, au Caire, le 10 juillet 2013. (Crédit : AFP)

Soixante-sept personnes ont été déférées dimanche devant la justice pour l’assassinat en juin 2015 du Procureur général au Caire, a indiqué un communiqué du parquet alors que les autorités égyptiennes accusent le Hamas palestinien et les Frères musulmans d’implication dans son meurtre.

Le 29 juin 2015, une voiture piégée avait explosé au Caire au passage du convoi de Hicham Barakat, le plus haut magistrat du parquet égyptien, qui avait succombé à ses blessures à l’hôpital.

L’enquête, selon le parquet, a montré que les suspects étaient des membres des Frères musulmans égyptiens – confrérie islamiste bannie et décrétée « terroriste » en décembre 2013 – ayant « comploté » avec des membres du Hamas, mouvement terroriste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, frontalière de l’Egypte.

Certains ont « été entraînés dans des camps du Hamas » à la fabrication de bombes et aux attentats « pour créer le chaos et l’instabilité », affirme le communiqué du parquet dimanche.

Il ne précise pas la date du début du procès.

En mars, le ministre égyptien de l’Intérieur Magdy Abdel Ghaffar avait affirmé que 14 membres des Frères musulmans avaient directement participé à la planification de l’attentat contre Barakat.

« Ce complot a été exécuté sur l’ordre des Frères musulmans […] en étroite coordination avec le Hamas qui a joué un rôle très important […] dans l’assassinat du Procureur général et a supervisé l’opération du début à la fin », avait assuré le ministre.

Le Hamas a nié toute implication dans le meurtre, qui n’a pas été revendiqué.

Le Caire accuse régulièrement le Hamas de soutenir les Frères musulmans égyptiens, dont est issu l’ex-président Mohamed Morsi, élu démocratiquement en 2012 mais destitué et arrêté un an plus tard par l’armée.

Depuis la destitution de Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi et emprisonné des milliers de ses partisans.

Le procureur Barakat avait notamment ordonné le déferrement devant des tribunaux de milliers de sympathisants de Morsi et membres présumés des Frères musulmans, dont des centaines ont ensuite été condamnés à mort. Morsi lui-même a écopé de la peine capitale en première instance.

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