Egypte : participation de 28,3 % pour les législatives
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Egypte : participation de 28,3 % pour les législatives

La coalition "Pour l'amour de l'Egypte" a remporté la totalité des 120 sièges à pourvoir selon un mode de scrutin de liste

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est au pouvoir depuis 2013, après avoir destitué Mohammed Morsi, lié aux Frères musulmans. (Crédit : CC BY SA 3.0)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est au pouvoir depuis 2013, après avoir destitué Mohammed Morsi, lié aux Frères musulmans. (Crédit : CC BY SA 3.0)

Le taux de participation des élections législatives en Egypte s’élève à 28 %, a annoncé vendredi la commission électorale, deux jours après la fin du scrutin qui s’est tenu en l’absence quasi-totale d’opposition au président Abdel Fattah al-Sissi.

« 28,3 % des électeurs, soit quelque 15 millions de personnes sur environ 53 millions, ont voté », a indiqué lors d’une conférence de presse le chef de la commission, Ayman Abbas.

La coalition « Pour l’amour de l’Egypte », qui affiche un soutien inconditionnel à M. Sissi et comprend un grand nombre d’anciens membres du Parti national démocrate (PND, dissous) du raïs déchu Hosni Moubarak, a remporté la totalité des 120 sièges à pourvoir selon un mode de scrutin de liste.

Le président doit par ailleurs choisir 28 députés. Les députés restant –des indépendants ou issus de partis politiques– ont été élus selon un mode de scrutin uninominal, a précisé M. Abbas.

Selon des analystes, l’écrasante majorité –sinon la quasi-totalité– des 596 nouveaux députés soutiennent M. Sissi.

La très faible participation tranche avec la ferveur populaire suscitée par les élections législatives de 2012 dans le sillage de la révolte populaire qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir en 2011.

Ce scrutin avait été remporté haut la main par la confrérie islamiste des Frères musulmans. Et Mohamed Morsi, issu de la confrérie, était devenu la même année le premier président élu démocratiquement en Egypte.

Mais en 2013, M. Sissi, alors chef de l’armée l’avait destitué, fait arrêter et s’était lancé dans une implacable répression de l’opposition, en particulier islamiste. La confrérie avait été décrétée « organisation terroriste » et interdite d’élections.

Les élections, débutées en octobre, avaient été tenues en deux temps : 14 provinces d’abord et ensuite les 27 autres.

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