Ehud Barak : personne n’est plus qualifié que moi pour diriger Israël
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Ehud Barak : personne n’est plus qualifié que moi pour diriger Israël

Dans une interview, l'ex-Premier ministre et ministre de la Défense de 75 ans donne le meilleur indice sur son retour en politique

L'ancien Premier ministre Ehud Barak assiste à une conférence marquant le 50ème anniversaire de la guerre des Six Jours, à l'Institut Ben Zvi de Jérusalem le 5 juin 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
L'ancien Premier ministre Ehud Barak assiste à une conférence marquant le 50ème anniversaire de la guerre des Six Jours, à l'Institut Ben Zvi de Jérusalem le 5 juin 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

L’ancien Premier ministre Ehud Barak a donné mercredi l’indice le plus explicite prouvant qu’il envisageait un retour en politique, déclarant lors d’une interview télévisée qu’il est le candidat le plus qualifié pour servir en tant que Premier ministre israélien.

Dans l’extrait de l’interview accordée à Hadashot (ancienne Deuxième chaîne), diffusée mercredi sur la chaîne de télévision mercredi, il a affirmé que personne n’est mieux placé que lui pour diriger le pays.

« Aujourd’hui, je suis plus mature et mieux à même de diriger l’Etat d’Israël que n’importe lequel des autres candidats », a-t-il assuré, incluant le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’ancien ministre de la Défense de 75 ans a affirmé que de nombreuses personnes l’avaient exhorté à retourner à la vie politique.

« Ce n’est pas un secret que beaucoup de gens viennent me voir et me disent : ‘Allez, allez-y, faites quelque chose’ », a-t-il confié.

« Quelqu’un m’a envoyé un sondage … d’il y a quatre mois … qui montrait que dans une élection entre Netanyahu et moi, je gagnerais la majorité du vote laïc », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il n’était « pas si humble » pour rejeter ces faits.

« Au sein de la grande population, il gagne, mais aucun d’entre nous atteint 40 % », a déclaré Barak, se référant à ce sondage. « Trente-cinq pour cent de la population sont encore indécis, et Bibi est Premier ministre et je ne suis qu’un civil qui tweete », a-t-il poursuivi, appelant Netanyahu par son surnom.

Selon le journal télévisé de Hadashot, Barak n’a pas précisé s’il voulait rejoindre un parti existant ou créer le sien. Sur ce dernier point, il a estimé qu’il était trop tôt pour lancer un nouveau parti avant les prochaines élections, prévues pour 2019.

Au cours de l’année écoulée, un Barak fraîchement barbu est devenu un critique acerbe de Netanyahu en lançant des diatribes contre le Premier ministre et sa coalition gouvernementale, sur Twitter, à la radio et à la télévision.

Former prime minister Ariel Sharon (photo credit: Sharon Perry/Flash90/File)
Ariel Sharon (Crédit : Sharon Perry/Flash90/File)

Barak était le plus ancien chef d’état-major de Tsahal et le soldat le plus décoré du pays, avant de devenir Premier ministre en 1999, après avoir battu Netanyahu aux élections.

Après sa défaite en 2001, quand il a perdu contre le défunt Ariel Sharon, Barak s’est temporairement retiré de la politique, mais est retourné au parti travailliste en 2005. De 2007 à 2013, il a été ministre de la Défense, les quatre dernières années sous Netanyahu.

En 2011, il s’est séparé du parti travailliste, avec quatre autres députés, formant le parti de l’indépendance pendant une courte durée, afin de rester dans la coalition de Netanyahu, malgré l’objection de la plupart des travaillistes. Le parti a été effectivement démantelé à la retraite politique de Barak en 2013.

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