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Eizenkot jure, à Auschwitz, de combattre ceux qui veulent détruire Israël

Pendant la Marche des Vivants sur l’ancien camp d’extermination, le chef de Tsahal affirme qu’Israël protégera aussi les Juifs du monde entier

Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, pendant la Marche des Vivants, sur le camp d'extermination d'Auscwhitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, pendant la Marche des Vivants, sur le camp d'extermination d'Auscwhitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Le chef de l’armée israélienne a promis de « combattre sans relâche » les ennemis qui cherchent encore la destruction du peuple juif, sept décennies après l’Holocauste. Il s’exprimait lundi depuis le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Gadi Eizenkot dirigeait une délégation de dignitaires israéliens et juifs pour une commémoration annuelle du camp nazi, situé dans l’actuelle Pologne, où plus d’un million de Juifs ont péri, alors qu’Israël et les Juifs du monde entier commémoraient Yom HaShoah.

« Soixante-neuf ans après sa création, l’Etat d’Israël continue de faire face à des ennemis voués à sa destruction, a dit Eizenkot. Dans les moments de vérité, nous lutterons sans relâche pour accomplir le dessein de l’armée israélienne : défendre l’Etat d’Israël, garantir son existence et, si nécessaire, remporter une victoire décisive en temps de guerre. »

Les propos d’Eizenkot faisaient échos à ceux du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a fustigé dimanche soir la communauté internationale, qui n’a pas agi assez tôt pour empêcher l’annihilation du peuple juif, et a affirmé que l’Iran et le groupe terroriste Etat islamique cherchaient encore à détruire Israël.

Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, mène une délégation militaire au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau avant Yom HaShoah, le 23 avril 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Gadi Eizenkot, chef d’Etat-major de l’armée israélienne, mène une délégation militaire au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau avant Yom HaShoah, le 23 avril 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Eizenkot a déclaré que Tsahal défendrait non seulement les Israéliens, mais aussi les Juifs du monde entier.

« Depuis la diaspora, le peuple juif observe la Terre d’Israël et sait que là-bas se trouve une armée prête à assurer la sécurité de son peuple. Une armée de défense, plus puissante que jamais, et déterminée à lutter pour notre liberté. Une armée qui est synonyme de force et d’intégrité. Nous continuerons à surveiller, unis et inébranlables, et nous continuerons à garantir qu’aucune puissance ne pourra jamais remettre en question notre existence en tant que pays, ou en tant que peuple. »

« Debout ici, devant ces rails de mort, qui ont transporté et réduit au silence les voix de tant de membre de notre peuple, jurons solennellement que les voix de notre peuple ne seront plus éteintes », a dit Eizenkot aux participants de la Marche des Vivants. « Nous continuerons à être leur voix, leur lumière, et leur bouclier, comme la Colonne de Feu guidant le peuple juif sur la marche des vivants. »

Peu avant son discours, des milliers de participants juifs d’Israël et du monde entier avaient marché entre les deux parties du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau en mémoire des victimes de la Shoah.

Un survivant de la Shoah et sa petite-fille avec une Torah pendant la Marche des Vivants, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le Jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/ Flash90)
Un survivant de la Shoah et sa petite-fille avec une Torah pendant la Marche des Vivants, au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, le Jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/ Flash90)

Beaucoup de participants avaient des drapeaux israéliens pendant la sombre marche d’environ trois kilomètres, qui relie Auschwitz à Birkenau, un camp d’extermination bien plus grand où les victimes étaient assassinées dans des chambres à gaz.

Les nazis ont tué environ 1,1 million de personnes sur ce camp, majoritairement des Juifs, mais aussi des Russes, des Roms, des Polonais et d’autres.

Une délégation d’officiers israéliens était également présente. Comme les années précédentes, la marche était menée par le grand rabbin Meir Lau, qui a survécu enfant au camp d’Auschwitz. Le ministre de l’Education, Naftali Bennett, et la présidente de la Cour suprême, Miriam Naor, étaient aussi présents.

Naftali Bennett, à gauche, le rabbin Meir Lau, au centre, et le chef d'Etat-major de l'armée israélienne, Gadi Eizenkot, à droite, pendant la Marche des Vivants, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Naftali Bennett, à gauche, le rabbin Meir Lau, au centre, et le chef d’Etat-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, à droite, pendant la Marche des Vivants, au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Pendant son discours, Bennett a mis en garde contre la menace du négationnisme.

« Malheureusement, certains tentent de réécrire l’histoire et d’altérer les faits, a-t-il dit. Certains nient que l’Holocauste se soit produit, d’autres essaient de minimiser son importance. Ils continuent là où les nazis ont échoué : ils font comme si des millions de Juifs avec des parents, des amis, des vœux et des craintes n’avaient jamais existé. Mais ils ont tort, ils sont diaboliques, et ils échoueront. »

Les participants se sont rassemblés sous le célèbre signe Arbeit Macht Frei (le travail libère). Le son d’un shofar a été le signal du début de la marche silencieuse le long de la rue principale d’Oswiecim, le long des champs et des rails qui transportaient autrefois les déportés vers leur mort à Birkenau.

Beaucoup de participants portaient de petites plaques de bois avec des messages de commémoration, qui ont été placées sur les rails.

La marche annuelle a également pour objectif d’instiller chez les jeunes israéliens le désir de protéger l’Etat juif.

Jusqu’à présent, 200 000 jeunes juifs ont participé à la marche, selon les organisateurs, qui veulent en faire un élément d’éducation pour les nouvelles générations.

Des jeunes participent à la marche des Vivants, à Auschwitz, en Pologne, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/La Marche des Vivants)
Des jeunes participent à la marche des Vivants, à Auschwitz, en Pologne, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/La Marche des Vivants)

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